Abraham
Abraham (hébreu אברהם abrāhām, père d'une multitude; arabe إبراهيم الخالِد Ibrāhīm al-khālid, Ibrahim l'inoubliable), est le nom d'un personnage de l'Ancien Testament. Son histoire est racontée dans le livre de la Genèse ainsi que dans le Coran.
Dans la Genèse (chapitres XII à XVI) Abraham se nomme d'abord Abram (hébreu אברם abrām père vénéré; arabe ابرام abrām), puis après avoir reçu la promesse divine, à quatre-vingt-dix-neuf ans, d'avoir une nombreuse descendance il se soumet lui même à la circoncision en signe d'alliance et prend le nom d'Abraham «le père d'une multitude» (Genèse, chapitre XVII).
Abraham aura deux fils: Ismaël et Isaac.
Le premier né des deux est Ismaël, né de Agar servante égyptienne de son épouse Sarah. Lorsque Isaac naît de son épouse, celle-ci fait chasser Agar et Ismaël. Isaac est le fils légitime, et Ismaël, bien que l'aîné, n'est que le fils d'une concubine.
C'est alors que Dieu demande à Abraham de lui sacrifier son héritier Isaac.
Le récit est beaucoup plus bref, morcelé. La sourate XXXVII ne nomme aucune des deux femmes, et nomme Isaac au détour d'une phrase.
Abraham épouse Agar, la servante de sa première femme, il en a un fils Ismaël.
C'est alors que vient l'ordre divin de sacrifier Ismaël, ce premier fils.
Ensuite, Dieu, en récompense, lui donne un fils de sa première femme, Isaac .
Abraham est donné comme le modèle du musulman car il se soumet à Dieu même lorsque l'ordre divin paraît/est absurde. Dieu vient de lui promettre une nombreuse descendance et lui demande dans le même temps d'immoler son fils unique.
Abraham s'apprête au sacrifice de son fils unique se privant ainsi de toute descendance, lorsqu'un ange arrête son bras et qu'Abraham apperçoit un bélier (ou un bouc) qu'il sacrifie alors à la place de son fils.
Les deux traditions sont d'accord pour situer géographiquement cet évènement sur le rocher du temple de Jérusalem, où se trouve actuellement la mosquée du Dôme.
Les deux récits se contredisent sur un point central: dans la Bible le fils désigné pour le sacrifice est Isaac, dans le Coran c'est Ismaël.
Ceci revêt une très grande importance car les juifs considèrent que Isaac est le père de Jacob qui changeant de nom devient Israël ancêtre des juifs. Les arabes de leur côté considèrent que Ismaël est leur ancêtre.
Pour les musulmans cette contradiction est due aux falsifications de la Bible par les juifs et les chrétiens.
NB:
1°)point de vue d'un musulman; il n'est pas très heureux de défendre l'idée que les musulmans pensent que que les juifs et les chrétiens ont sciemment falsifié leurs textes. Ils ont juste subi l'épreuve du temps (selon nous). Les conservateurs de l'ancien testament ont fait ce qu'ils pouvaient au fil des siècles. Pour moi qui suis musulman, la preuve est faite lorsque dans l'ancien testament, il est dit qu'Abraham va sacrifier son "fils unique" alors même que ce même texte reconnait l'aînesse d'Ismaël. Nous pensons qu'il s'agit d'un indice d'erreur dans la conservation car si il s'était agi d'une malhonnêteté, on aurait pris soin de faire disparaitre la qualité de fils unique de l'enfant qui allait être sacrifié.
2°)autre point de divergence dan le récit de cet épisode: chez les juifs et les chrétiens, Abraham n'est pas trés claire avec son fils et on sent qu'il ne lui dit pas vraiment ce qui va se passer... Chez les musulmans, la décision de sacrifier "le fils unique" ne se prend qu'après consentement de ce même fils qui va encourager son père à suivre l'ordre divin.
En conclusion, ce texte est fondamentalement différent dans les 2 (3?) traditions.
L'aïd al-Kebir, (la grande fête) marque la fin du pèlerinage à La Mecque, au dixième jour du douzième mois de l'année lunaire. Cette fête du sacrifice est célébrée chaque année pour commémorer la soumission d'Abraham à Dieu. Chaque famille, dans la mesure de ses moyens immole un mouton en l'égorgeant couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque.
Au delà d'une leçon sur la soumission à Dieu, le sacrifice d'Abraham signifie la fin des sacrifices humains pour les juifs, alors que cette pratique perdurera chez d'autres peuples sémitiques. Les phéniciens (carthaginois en particulier) continuèrent à sacrifier les premiers nés mâles en gage de fécondité dans les sanctuaires de Tanit et de Baal Hamon. Les lieux où se pratiquaient ces sacrifices sont appelés «tophet» (à moins que ce mot ne désigne les urnes qui recevaient les cendres des cadavres). Ce rite se serait prolongé jusqu'au IIe siècle avant J.-C. d'après les fouilles effectuées en Sardaigne, en Sicile et à Carthage. Dans cette perspective Abraham ne fait qu'accomplir un rite ethnique cohérent avec la promesse d'une nombreuse descendance, au lieu d'observer un absurde commandement divin. D'autre mythes attestent de l'existence de sacrifices humains, même hors du champ sémitique: Iphigénie sacrifiée par Agamemnon par exemple.Dans la Bible
Dans le Coran
Le sacrifice d'Abraham
L'aïd al-Kebir
Fin des sacrifices humains