Apocryphe
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Origène confond les deux notions :
Ils sont cachés parce qu'ils ne sont pas retenus dans les canons à savoir les listes d'œuvres réputées inspirées par le Divin. Ils sont cachés parce que les dissidences les utilisent pour s'éclairer. Ils sont cachés parce que l'auteur déclaré n'est pas le bon.
Le doute sur l'authenticité suit le doute sur l'inspiration et intervient à la suite de la construction des canons par une autorité, car c'est le critère qu'elle invoque pour justifier de l'introduction ou du rejet d'un texte dans le canon. Le critère d'authenticité dépend donc (comme le montre Origène) de la confiance du lecteur à l'égard de cete autorité.
À distinguer de pseudépigraphes, une œuvre dont on ne peut assurer l'origine, ou attribuée à un auteur dont on sait qu'il ne peut être l'auteur. Depuis le livre d'Albert Schweitzer (titre à venir sous peu) qui met fin à la deuxième quête du Jésus historique, on sait que c'est le cas de tous les évangiles, y compris canoniques.
Etymologie
Apocryphes et Pseudépigraphes
qui sont mis sous le nom des saints entendant par saints les personnages bibliques, et qui sont en dehors des « Écritures Canoniques ». [...] « Nous n'ignorons pas, dit-il, que beaucoup de ces écritures secrètes ont été composées par des impies, de ceux qui font le plus haut sonner leur iniquité, et que les hérétiques font grand usage de ces fictions : tels les disciples de Basilide.
Nous n'ignorons pas davantage que d'autres de ces apocryphes, mis sous le nom de saints, ont été composés par les Juifs, peut-être pour détruire la vérité de nos Écritures et pour établir de faux dogmes. Mais, en règle générale, nous ne devons pas rejeter en bloc, ce dont nous pouvons tirer quelque utilité pour l'éclaircissement de nos Écritures. C'est la marque d'un esprit sage de comprendre et d'appliquer le précepte divin :
"Éprouvez tout, retenez ce qui est bon" »(Origène, In Matth. Comm., Ser XXVIII, t XIII col 1637)
On découvre, en effet, des passages inauthentiques, c'est à dire interpolés, dans les évangiles canoniques et les sources de certains passages d'évangiles canoniques dans les évangiles réputés apocryphes. Les deux corpus littéraires ne sauraient donc être étudiés l'un sans l'autre.
L'Église catholique nomme apocryphes les textes de littérature chrétienne qu'elle n'a pas retenu dans son canon tandis que les Églises issues de la Réforme les nomment pseudépigraphes. En ce qui concerne les écrits de l'Ancien Testament, elle nomme deuterocanoniques ceux que les Églises protestantess nomment apocryphes. Elles se mettent généralement d'accord pour parler d'écrits inter-Testamentaires.
Cette différence tient au fait que le christianisme a d'abord tenu pour inspirée la Septante qui contient de nombreux livres qui n'étaient pas dans la Bible Hébraïque. Avec la Réforme, les biblistes évangéliques (Didier Érasme, Jacques Lefebvre d'Etaples), puis protestants reviennent au texte hébreu là où Jérôme avait compilé les sources grecques et hébraïques.
Dans le judaïsme, certains livres étaient « mis de côté » c'est-à-dire soustraits à l'usage ; non qu'ont eût des doutes sur leur caractère sacré, mais parce que, usés par un long service ou ne remplissant pas les conditions exigées pour être employés (erreurs de copie, par exemple) dans la liturgie de la synagogue, ne pouvant ni servir à la lecture publique ni être détruits, ils étaient placés dans le « dépôt » ou « trésor » (gueniza). Les livres « mis de côté » ne répondent nullement à nos apocryphes. D'autres livres étaient nommés « qui sont dehors » c'est-à-dire en dehors de la liste des livres sacrés quelques-uns uns d'entre eux pouvaient être lus « comme des lettres ». Si on ne permettait pas de les mettre sur le même rang des livres canoniques, d'autres étaient proscrits par les rabbins.
La plupart des églises d'abstiennent de lire les livres apocryphes du Nouveau Testament.
La plus ancienne Église chrétienne, l'Église thomasienne, rattachée depuis peu à la Communion Anglicane, s'en réclame comme l'origine d'un christianisme de l'Inde du Sud plus ancien que celui importé par les Jésuites et les Franciscains.
S'y ajoutent une compilation de textes de Thomas datant du Ve siècle.
Apocryphes et deuterocanonique
Deuterocanonique signifie du deuxième canon, ce qui signifie une hiérarchisation du degré d'inspiration.Liste des apocryphes de l'Ancien Testament
dont deutérocaniques
additions à Daniel
Liste des Évangiles apocryphes
Attention : ce nom a été donné à deux textes distincts et qu'il ne faut pas confondre :
Des parties de texte grec furent trouvées sur le Papyrus Oxyrhynchus, daté de 140 de notre ère et une version complète en copte fut trouvée en 1945 à Nag Hammadi en Égypte. C'est une traduction d'un texte grec. On a déclaré cet évangile gnostique et, pour cette raison, il fut écarté du canon. Encore faut-il savoir ce qu'on entend par gnostique ? Sa théologie de la présence de Dieu au monde est assez semblable à celle de Jean. De ce fait, sa vision de Jésus est très différente de celle des synoptiques. Liste des Épîtres apocryphes
à suivre
Liste des Actes apocryphes
Liste des Apocalyspes apocryphes
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