The Aumisme reference article from the French Wikipedia on 27-Jul-2004
(provided by Fixed Reference: snapshots of Wikipedia from wikipedia.org)

Aumisme

Time you got around to sponsoring a child
Important : cet article est l'objet d'un . Il est soupçonné de ne pas respecter la , qui s'impose dans l'encyclopédie Wikipédia. Jusqu'à disparition de cet avertissement, son contenu est à considérer avec précaution. Pour toute information complémentaire, consulter la page de discussion et la .

L'aumisme est un mouvement, fondé par Gilbert Bourdin (dit « sa Sainteté le Seigneur Hamsah Manarah ») en 1969, qui se présente comme la « religion universelle de l'unité des visages de dieu », c'est-à-dire un rassemblement de toutes les confessions religieuses. Il s'affirme donc clairement comme un mouvement syncrétique. Le nom de aumisme vient du mantra (parole sacrée) aum (ou om), qui, dans la religion hindouiste, est à l'origine de la création de l'univers. Ce mythe de la création du monde par le verbe étant commun à un grand nombre de religion, il est le symbole choisi par ce mouvement pour montrer sa volonté de rassemblement. Cette communauté non-violente et méditative revendique des milliers de pratiquants dans le monde, et compterait 2 000 adeptes en France.

Table of contents
1 L'aumisme, mouvement religieux et spirituel
2 Origine du mouvement
3 Les affaires judiciaires
4 Aumisme : une secte ?
5 Autres articles
6 Liens externes

L'aumisme, mouvement religieux et spirituel

Selon son fondateur :

L'Aumisme est une religion active et dynamique, nous permettant par des moyens simples, concrets, accessibles à tous, de construire ensemble au-delà des races, des classes, des croyances, les nouvelles valeurs de notre humanité.

Le dogme : l'Unité des Visages de Dieu


Le symbole de l'aumisme : l'hexamide

Le symbole de l'aumisme est l'hexamide, une pyramide au sept couleurs de l'arc-en-ciel représentant chacune, une religion :

Le culte

Par-delà se présenter comme un mouvement de rassemblement de toutes les confessions religieuses, l'aumisme vise à l'équilibre du corps et de l'esprit.

Pour préserver la santé du corps et de l'esprit, les adeptes favorisent le végétarisme, la naturopathie, le hatha yoga, les arts martiaux, la maîtrise du souffle et des énergies vitales et du mental. Ils utiliseraient de nombreux talismans.

Le mouvement serait divisé en deux branches : monacales (habitants du mandarom) et spirito-profane (les autres adeptes). Les adeptes pratiqueraient 4 h de méditation et prière commune, 4 h d'étude et prière personnelle, 5 h de travaux divers sur 17 h de veille par jour. Le chant "Aum" est scandé entre 10000 à 300000 fois pendant la vie, selon le degré de prêtrise.

La cité sainte : le Mandarom

Le « Mandarom Shambhasalem » est le nom de la « cité sainte » de l'aumisme qui se situe près des gorges du Verdon à Castellane, dans les Alpes françaises, et s'étend sur 55 hectares. Cet ashram se veut un rassemblement de toutes les religions et possède des temples de plusieurs confessions. Le Mandarom est un monastère mixte où vivent des moines et moniales, mais également un centre de méditation pour les croyants vivant à l'extérieur. Le Mandarom était formé de quatre temples principaux, dont une statue monumentale appelée « la Statue du Messie Cosmo-Planétaire », qui fût une curiosité touristique accueillant selon l'assocation, jusqu'à dix milles visiteurs par an, et qui fut détruite sur ordre de justice en 2001.

Le Mandarom ayant été au centre des polémiques qui touchèrent ce mouvement religieux, son nom est parfois utilisé (notamment par ses détracteurs) pour nommer le mouvement religieux en lui-même. Ainsi, il est parfois qualifié péjorativement de « secte du Mandarom ».

Origine du mouvement

En 1961, le français, Gilbert Bourdin reçoit d'un maître indien nommé Swami Sivananda, le nom d'Hamsananda Sarasvati, qui signifie la « Félicité dans l'absolu ». De retour en France, et après une retraite solitaire dans une grotte du Vaucluse, il fonde en 1969 l'« Association des Chevaliers du Lotus d'or » et s'installe dans les gorges du Verdon (France), au dessus du village de Castellane, où sera bâtie la "cité sainte du Mandarom" « Mandarom Shambhasalem ».
Gilbert Bourdin est alors appelé par ses fidèles Sa Sainteté le Seigneur Hamsah Manarah.

En 1990, il prend le nom d'Hamsah Manarah et se proclame devant les médias internationaux comme le « Messie cosmo planétaire ». Il devient un personnage médiatique, faisant plusieurs passages sur des télévisions nationales. Son mouvement prend de l'ampleur et sa « cité sainte » attire de nombreux curieux.

Vers le milieu des années 1990, les affaires de sectes qui secouent la France, toucheront également l'« Association des Chevaliers du Lotus d'or » qui sera listée en 1995 comme « mouvement sectaire » par un rapport parlementaire français. Le Mandarom conteste le sérieux de ce rapport et présente une liste de 25 points jugés faux ou diffamatoires[1]. En 1995, puis en 1996, Gérard Bourdin est accusé de "viols, tentatives de viols et agressions sexuelles" sur deux anciennes adeptes. Il décède de maladie avant jugement, en 1997, à l'age de 74 ans. Après son décès, la succession est assurée par Christine Amory; le mouvement change de nom et devient l' « Association du Vajra Triomphant ».

En 2003, l' aumisme est présent en Italie, au Canada, au Congo, à la Réunion et en Nouvelle-Calédonie.

Les affaires judiciaires

Ce groupement fut l'objet de vives polémiques dans les années 1990, avec les accusations de viols sur mineures, portées à l'encontre de Gilbert Bourdin, la contestation de légalité de la construction d'une statue, à la référence à des trafics occultes d'argent en provenance d'Afrique ainsi qu'à des accusations de fraude fiscale.

Les partisans de l'Aumisme contestent les décisions judiciaires prises à son encontre au point qu'un des défenseurs, Me Antoine Béraud, déclare: "on a l'impression que le débat est vicié dès le départ. Quand il s'agit du Mandarom, il ne s'agit plus des mêmes textes, il ne s'agit plus des mêmes Codes ; il ne s'agit plus de l'esprit des lois qu'on nous a toujours reconnu." (source: [1]).

Accusations de pédophilie et de viols envers Gilbert Bourdin

Au printemps 1995, puis en 1996, Gilbert Bourdin est l'objet de plaintes [1] pour « viols et agressions sexuelles » de la part de deux anciennes adeptes du mouvement, et mis en examen alors qu'une première plainte avait déjà été classée sans suite. Après avoir obtenu le soutien de l'ADFI et de certains médias (tels que TF1), la première affaire sera relancée et donnera lieu à la deuxième plainte, suivie de 2 autres.

Gilbert Bourdin est rapidement libéré pour raisons de santé d'après les journaux et faute d'éléments probants selon le Mandarom. Il doit néanmoins verser une caution. Par la suite, l'action publique est abandonnée, après décès de Mr Bourdin en 1998. Selon le Mandarom, les procédures judiciaires se seraient éternisées pendant plus de 3 ans sans raison apparente.

Selon Christine Amory, Présidente de l'Association du Vajra Triomphant, le juge B. FRERY qui a mené l'enquête aurait conduit le procès de façon partiale et "occulté tous les faits qui prouvaient l'innocence de l'Instructeur Spirituel du MANDAROM". La preuve de l'innocence de Gilbert Bourdin, selon elle, aurait été apportée par l'accusation elle-même, laquelle a reconnu ne pas avoir remarqué de signes particuliers sur le corps du prétendu violeur alors que celui-ci était couvert de tatouages et que les viols présumés d'une plaignante auraient duré 6 ans.

Selon le Mandarom, plus de 350 femmes témoignent pour démentir ce qu'elles considèrent être des accusations mensongères (voir dossier de la défense).

Le 27 juin 2000, la Commission d'indemnisation des Victimes d'Infraction (CIVI), saisie par le même juge qui avait été dans l'incapacité de démontrer la culpabilité de Gilbert Bourdin durant le procès, décide, à sa demande, d'indemniser les deux plaignantes, Florence Roncaglia et Francine Grad. Le 26 janvier 2000, la commission d'indemnisation des victimes du tribunal de Digne-les-Bains alloue respectivement 200 000 F et 50 000 F aux deux plaignantes, après arrêt du procès, suite au décès de Gilbert Bourdin.[1] sans qu'une quelconque défense ait pu être assurée[1].

Alain GARAY, Avocat à la Cour d'Appel de Paris, rappelle que le "nécessaire procès contradictoire et légal n'a pas eu lieu"[1]. Le Mandarom demande la réhabilitation de Gilbert Bourdin devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme[1] au nom de la violation de des 3 principes suivants: "présomption d'innocence, droit à un débat contradictoire, droit à une justice impartiale et indépendante".


L'affaire de la statue du Mandarom : Un permis de construire contesté

Une statue monumentale fut construite en 1990 sur le terrain de la "cité sainte" à la gloire de Gilbert Bourdin. En novembre 2001, la statue, devenue cible emblématique du combat des médias contre le mouvement, est dynamitée suite à une décision de justice, par les autorités françaises.

Déroulement de l'affaire

En 1977, sur le terrain de la "cité sainte", un premier édifice de 11 m, le Temple Lotus, est édifié, suivi d'une vingtaine d'autres édifices, représentant les différentes religions mondiales.

En 1990, une statue de 33 m de haut, à l'image de Gilbert Bourdin, est édifiée. En son socle, un petit temple où viennent prier les adeptes. la statue du "messie cosmoplanétaire" est aussi connue sous le nom de statue du Mandarom.

Selon la presse [1], cette construction fut mal reçue, ce que dément l'association.

En 1992, une première campagne de protestations commence contre la construction d'un temple-pyramide que le mouvement veut bâtir sur la colline. En Juin 2000 (22.06.2000), le journal Nice Matin écrira que le maire de Castellane refuse le permis de construire. Il sera cependant délivré, puis annulé par le Conseil d'état en 1995.

En 1993, L'association pour la protection des lacs et sites du Verdon porte plainte pour faire annuler le permis de construire de la statue du "messie cosmoplanétaire".
L'Association, dirigée par Robert Ferrato, reprochait notamment à cette statue de «défigurer le paysage de la région». Michel Carle, le maire de Castellane déclarait: «Je ne souhaite qu'une chose, c'est qu'on détruise cette statue et qu'on n'en parle plus!» [1].

En juillet 1998, le tribunal de Digne ordonne la destruction de la statue, faute de permis de construire selon lui. L'affaire est portée devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, qui confirme le premier jugement. Les aumistes se pourvoient en cassation.

En juin 2000, le pourvoi est rejeté. Les adeptes déposent alors un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme. En septembre, la chambre criminelle de la Cour de cassation annule son arrêt, la cour ayant omis de statuer sur l'un des arguments avancés par les avocats du mouvement. Le même mois, la Cour de cassation rejette le pourvoi formé contre la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence par la première présidente de l'association, et oblige l'association à détruire la statue du "messie" dans les deux mois. A partir d'octobre, le mouvement doit payer une astreinte de 500 F par jour de non-exécution.

En 2001, Le préfet des Alpes-de-Haute-Provence tente une ultime conciliation avec la présidente du Vajra Triomphant, puis, devant son refus, assigne la secte devant le tribunal administratif de Digne, qui ordonne l'évacuation de la cité, afin de rendre possible la destruction de la statue.

Le 6 novembre 2001, l'emblématique statue est dynamitée par les autorités françaises.

La polémique du permis de construire

La décision de justice repose sur l'existence ou la non-existence, ou la non-validité d'un permis de construire.

Alors qu'une presse unanime semble confirmer l'inexistence de ce permis de construire, son annulation ou sa "non-conformité", le Mandarom conteste pour sa part, la décision de justice, et publie un dossier détaillé pour invalider la thèse de l'inexistence de ce permis de construire.

Selon l'association, un permis de construire N° 52 391 est délivré en 1983 [1] "pour un ensemble de bâtiments, temples et statues)" (document non présenté).
Une demande de "modification" de permis de construire no 90 est déposé le 19/04/90 (pour construction d'un petit temple supplémentaire). Un avis de récépissé de la demande est reçu le 19/04/90 [1]. Un délai d'instruction est indiqué au 12/07/90. L'association indique ne pas avoir reçu de lettre recommandée, et considère qu'un accord tacite à été accordé ([1]), ainsi que l'indique l'avis de récépissé. L'association reporte également la réception d'un permis de construire ([1] et d'un certificat de conformité Délivrance d'un certificat de conformité ai 10/03/1992.

Par ailleurs, l'association indique que le délai de plainte de 3 ans après date de la demande n'a pas été respectée (demande au 19/04/90, date d'expiration de plainte 19/04/93, date du dépot de la plainte ; 08/1993, soit 3 mois après la date légale.

Autres motifs

L'association proteste également du jugement rendu pour les motifs suivants :

La cristallisation de l'affaire

Par ailleurs, l'affaire de la statue a fini par cristalliser une certaine attitude vis à vis de l'association. Le dynamitage de la statue par les autorités françaises, mis fin à une vive polémique largement relayée par les médias faisant état de pratiques des plus inquiétantes, comme des messes noires, des rites sataniques, des pratiques occultes, indignes, ridicules ou abrutissantes et invoquant même des risques de suicide collectif justifiés par la personnalité même du «gourou» présenté comme un «paranoiaque», «charlatan», «farfelu», «pédophile», «voleur» et «escroc» (Le terme de "gourou" s'appliquant à Mr Bourdin, décédé en 1998, soit 3 ans avant la destruction de la statue). Les aumismes se défendent en portant plainte auprès de l'ordre des médecins pour violation du code de déontologie, contre le Dr Abgrall, expert psychiatre réputé pour ses positions jugées extrémistes à l'encontre des sectes.

Enterrement de Gilbert Bourdin

Suite à la mort de Gilbert Bourdin, une vive résistance populaire et administrative empêcha celui-ci d'être enterré dans un cimetière de la région ou au Mandarom. Les autorités eurent recours à la force publique et à des entrepreneurs pour imposer un enterrement dans un ossuaire désaffecté et réputé illégal en raison de la proximité d'une rivière. Le tombeau fut scellé d'une dans du béton armé de sorte à ce qu'il soit inviolable. [1].

Accusations sur les plans financiers et fiscaux

En aaaa, Le mouvement aumiste est accusé de blanchiment d'argent par Me E. LUDO, avocat au barreau de Reims.

Le Trésor Public cherche à empêcher début 2001 la fuite de certains biens pour plus de 4 millions de francs d'impôts impayés au Liechtenstein, où est le nouveau siège de la fondation.

Le mouvement s'estime alors diffamé et porte plainte contre le Trésor Public. Il affirme que c'est à la suite d'une campagne médiatique diffamatoire que l'association, placée devant le refus de toutes les banques de leur maintenir ou d'ouvir un compte, fut contrainte de solliciter un compte au Lichtenstein.

L'extrait du jugement du 10/07/2001 déclare:

"Sur les demandes reconventionnelles: Il convient d'ordonner la suppression dans les conclusions du TRESOR PUBLIC, du passage diffamatoire:

"Or , il est connu et même prouvé par une enquête des services secrets allemands publiée dans le journal LE MONDE il y a quelques semaines que le Liechtenstein soit une des plaques tournantes pour l'investissement de fonds d'origine frauduleuse, ce qui est ici le cas."


Par ailleurs, dans l'émission "Pièces à conviction" diffusée le 3/05/2001 sur FRANCE 3, le député J-P. Brard accuse les sectes dangereuses comme le Mandoram de blanchir l'argent et d'être en relation avec des réseaux mafieux.

Le maire de Saint-Julien, R. Reybaud, pour sa part, accuse le mouvement d'espionnage. Dans la dépêche AFP de 14h26 GMT du 6 septembre 2001, il affirme que le Mandarom a été accusé "d'avoir été épinglé à Innsbruck pour blanchiment d'argent". (je ne vois pas le rapport entre les deux faits)


Les différentes positions

Alors que les aumistes, appelés «les fadas d'en haut» par les gens de la région étaient jusque là volontier considérés comme des doux-dingues, avec la mise en examen de Gilbert Bourdin en 1995, pour « viols et agressions sexuelles », l'affaire du redressement fiscal de 16 millions ordonné par le fisc, et des rumeurs au sujet de traffics occultes d'argents en provenance d'Afrique, en 2001, l'affaire de la statue du messie devient la cible emblématique du combat contre la "secte".

Les Aumistes, qui n'ont cessé de clamer leur innocence, s'estiment quant à eux, victimes d'une cabale politique, juridique et médiatique et affirment qu'«il aurait été préférable de commencer par étudier le fait religieux avant de le combattre», ce qui aurait «évité à la France de se ridiculiser par l'édition de rapports parlementaires et de lois controversés». Ils rappellent que la France occupe la 6ème position dans le classement 2001 des pays où la liberté religieuse est violée derrière la Chine, l'Indonésie, le Soudan, le Nigeria et le Turkmenistan [1].

Le Mandarom dénonce l'utilisation systématique et imprudente par les médias de mots tels que "gourou", "secte", "démêlés avec la justice", "fraude fiscale", "pédophilie" et "viols". L'association argumente par ailleurs sa défense sur la base de documents et de faits précis, pièces à l'appui et présente des avis de scientifiques, qui selon eux ne laissent aucune place à l'accréditation de la thèse publique (voir ci dessous). Malgré ces efforts, l'image auprès du public de ce nouveau mouvement religieux n'a pas changé.

Aumisme : une secte ?

En 1995, l'« Association des Chevaliers du Lotus d'or » est listée comme « mouvement sectaire » par le rapport parlementaire français de 1995 sur la base de faits que l'association conteste[1]. Sur le fond, le Mandarom entend dénoncer l'atteinte aux libertés religieuses en France et ramener le débat à une dimension plus rationnelle en présentant des avis scientifiques pour sa défense.

Le Mandarom vu par des universitaires

Le professeur Thimothy Miller de l'Université du Kansas atteste « n'avoir pas vu le moindre élément à l'effet que ce mouvement présente un quelconque danger pour le public ou pour ses membres propres ».

Le Dr Gregory Baum, théologien et professeur à l'Université McGill de Montréal s'exprime en ces termes: "Cette communauté pacifique et contemplative a été la victime de l'hystérie des mouvements anti-sectes" (...) "la France de l'après Révolution a hérité d'une tradition rationaliste qui revendique la validité universelle, un legs intellectuel qui laisse peu de place au pluralisme culturel et religieux."

Enfin, Maurice Duval, ethnologue au CERCE, maître de conférences à l'université de Montpellier, qui s'est immergé pendant quatre ans parmi les adeptes du Mandarom, a publié en 2002 un livre sur son expérience : Un ethnologue au Mandarom. Enquête à l'intérieur d'une "secte" (Paris, Presses Universitaires de France).
Dans des interviews il déclare notamment ceci : "J'ai vu l'essentiel de ce qui se passe au Mandarom, car personne ne peut tricher pendant quatre années. J'ai constaté qu'il ne s'y passe rien de dangereux" (cité par L'Express du 4 avril 2002 [1]). "A ma connaissance, il n'y a pas d'entrave au droit au sein du Mandarom" ... "Les enfants ? Il n'y a pas d'enfants au Mandarom." ... "La mission parlementaire c'est complètement bidon. Il faut envoyer des chercheurs et ne pas se baser uniquement sur les rapports des RG." (cité par Le Figaro du 24 Janvier 2002 [1]), « Ils ont une éthique de vie, un rapport à l'autre tout à fait respectable. », « Le mot "secte" me gêne dans la mesure où il crée l'amalgame entre des groupes criminels comme le Temple Solaire et un mouvement mystique tel que m'apparaît le Mandarom. », « Cet amalgame, c'est la tirelire de certains médias ; on joue avec la peur et ça se vend bien. »
(interview au "Midi Libre" 23 mars 1998)


Maurice Duval soutient que l'opinion générale en défaveur du Mandarom n'est pas fondée sur des faits, et qu'elle repose plutôt sur un réflexe de refus de l'inconnu et de l'inhabituel ("il existe un religieusement correct et un religieusement incorrect"), et sur la pression sociale qui rend difficile la critique de la pensée dominante, même dans le monde scientifique.

Autres articles

Liens externes