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Bertrand Russell

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Bertrand Arthur William Russell (né le 8 mai 1872 à Tellek dans le Monmouthshire, mort le 2 février 1970 près de Penrhyndeudraeth dans le Pays de Galles) fut un épistémologue, un mathématicien, un logicien, un philosophe et un moraliste des plus importants du XXe siècle. Il popularisa la philosophie et fut un polémiste et militant de gauche proche parfois des idées anarchistes. Il organisa le tribunal Sartre-Russell contre les crimes de la guerre du Viêt Nam.

Il reçu le prix Nobel de littérature en 1950 pour l'ensemble de son œuvre, en particulier pour son engagement humaniste et libre penseur.

Table of contents
1 Travaux scientifiques et philosophiques
2 Russell militant
3 Vie de Russell
4
5 Bibliographie
6 Voir aussi

Travaux scientifiques et philosophiques

Logique

Les contributions de Russell comprennent essentiellemnt le développement du calcul du prédicat de premier ordre, la défense du logicisme, le paradoxe qui porte son nom et la théorie des types.

Philosophie analytique

(voir article
Philosophie analytique)

En philosophie, Russell apporta de nombreuses nouveautés en métaphysique, en épistémologie, en éthique et en histoire de la philosophie. Il utilisa la logique pour tenter de clarifier les problèmes philosophiques, ce qui en fait l'un des fondateurs de la philosohpie analytique. Mais son problème fondamental fut surtout de découvrir si l'homme est capable de connaître quelque chose : Existe-t-il au monde une connaissance dont la certitude soit telle qu'aucun homme raisonnable ne puisse la mettre en doute ? (Problèmes de philosophie, §1)

L'atomisme logique

(Voir Atomisme logique)

La raison pour laquelle j'appelle ma théorie l'atomisme logique est que les atomes auxquels je veux parvenir en tant que résidus ultimes de l'analyse sont des atomes logiques et non pas des atomes physiques. (La Philosophie de l'atomisme logique).

Philosophie du langage

(voir article Description définie) La théorie des descriptions est sans doute la contribution la plus importante de Russell à la philosophie du langage. Elle est illustrée par la phrase : l'actuel roi de France est chauve. Le problème de cette dernière proposition est d'en identifier l'objet, étant donné qu'il n'y a pas de roi de France actuellement. Meinong a proposé la thèse d'une réalité d'entités non-existentes auquelles nous nous réferrons dans le cas des propositions du type ci-dessus. Mais c'est une théorie pour le moins étrange. Pour Frege, nous devons au contraire rejeter toute proposition dont les mots ne supposent manifestement pas pour des objets existants. Mais le problème de cette dernière solution est que des propositions sans référent ne sont pas nécessairement privées de sens, et elles peuvent donc être vraies.

Ce problème des descriptions définies, inclut des termes commançant par le, ou quelques fois des noms, Walter Scott par exemple. Russell a cependant parfois estimé que le terme d'une proposition désigné par « nom » devait être désigné par l'expression : « description définie déguisée. » Mais dans certains de ses travaux, il a considéré ces deux termes comme entièrement différent.

Mais quelle est la forme logique d’une description définie ? Comment les paraphraser pour faire apparaître que la vérité de l’ensemble de la proposition dépend de la vérité de ses parties ? Les descriptions définies se présentent comme des noms ne dénotant par nature qu’une seule et unique chose. Mais que dire alors de la proposition générale si l’une de ses parties semble ne pas être correcte ?

La solution de Russell est d’analyser tout d’abord non pas les termes seuls, mais la proposition entière contenant une description définie. « L’actuel roi de France est chauve » peut être selon lui reformulé ainsi : « il y a un x tel que cet x est l’actuel roi de France, et il n’y a rien à part x qui soit roi de France, et x est chauve. » Russell soutient que cette description définie contient une affirmation d’existence et une affirmation d’unicité, et que l’on peut les considérer séparemment de la prédication qui est le contenu manifeste de la proposition générale. La proposition dit donc trois choses sur un sujet : la description définie en contient deux, et le reste de la proposition contient la dernière (la prédication). Si l’objet n’existe pas, ou s’il n'est pas seul en son genre, alors l’ensemble de la proposition est faux et non pas dénué de sens.

Théorie de la connaissance

Russell a introduit le notion de knowledge by acquaintance et knowledge by description en philosophie pour désigner deux types fondamentaux de connaissance.

Connaissance directe (knowledge by acquaintance)

Pour être pleinement justifié dans une croyance en la vérité d'une proposition, nous ne devons pas seulement connaître tel fait ou réalité qui donne sa vérité à la proposition, nous devons également avoir une connaissance directe avec la relation de corresponce qui existe entre cette proposotion et le fait désigné. Cela veut dire que la justification d'une croyance dépend simplement d'un fait : par exemple, "la neige est blanche". Cette connaissance est directe et immédiate, elle n'est pas le fruit d'une inférence mais découle simplement d'une sensation.

Connaissance par description

En revanche, quand il n'y a pas une telle relation de connaissance, comme par exemple la connaissance de l'assassinat de César - que nous ne connaissons pas directement, Russell parle de connaissance par description. Dans ce cas, nous ne sommes pas entièrement justifiés dans notre croyance en la vérité d'une proposition.

Le problème de l'induction

Russell admet que cette connaissance repose sur ce qu'il nomme le scandale de l'induction : les lois que nous admettons comme générales n'ont été vérifiées que pour un certain nombre, fût-il grand, de cas particuliers; cet à peu près ne saurait satisfaire le mathématicien, pour qui cette croyance à l'induction découle de l'association et de l'habitude (cf. Hume). Il admet ne pas voir d'élément pour résoudre logiquement ce problème, et juste contacter que la démarche inductive fonctionne, sans qu'on puisse expliquer pourquoi dans le cadre de la logique déductive, car toute explication du principe d'induction est une pétition de principe.

Russell ignore alors qu'un obscur chercheur du nom de Richard Threlkeld Cox travaille au même problème et publie en 1946 une justification mathématique de la logique inductive fondée sur trois axiomes d'allure raisonnable sur la cohérence à attendre d'une méthode de raisonnement et qu'il nomme desiderata. Cox démontrera deux résultats très importants et voisins :

Les travaux de Cox restent alors ignorés des chercheurs et ne seront redécouverts qu'au début des années 1970, en particulier sous l'impulsion de Myron Tribus, Irving John Good et Edwin Thompson Jaynes (le théorème de Cox est du reste nommé aujourd'hui théorème de Cox-Jaynes). Trop tard hélas pour que Russell, mort en 1970, ait le temps d'en être informé.

Influence en philosophie

Russell est considéré comme le fondateur de la philosophie analytique. À compléter

Russell militant

Militantisme « pacifiste »

Pacifiste, Russell s'est opposé à la participation anglaise à la Première Guerre mondiale ce qui lui a valu la perte de son poste de professeur à l'Université de Cambridge ainsi que six mois de prison où il a pu écrire Introduction à la philosophie mathématique. Peu avant la Seconde Guerre mondiale, Russell défendait une politique de paix bien qu'il admit plus tard comme l'avait déjà exprimé Gandhi qu'Hitler devait être combattu. Il était plutot pacifique que pacifiste, la guerre est un moindre mal dans certaines circontances.

Pendant les années 1950, Russell s'est opposé aux armes nucléaires en signant un manifeste avec Albert Einstein et en animant des conférences. Il en fut emprisonné en 1961.

Il milita aussi contre la guerre du Viêt Nam avec Jean-Paul Sartre en organisant un tribunal jugeant les crimes de guerre de l'armée américaine. On pouvait reprocher à ce tribunal son nom maladroit : la réalité d'un crime n'a pas à être postulée avant même que le tribunal ne commence ses travaux! Voir Présomption d'innocence''.

Engagement libre-penseur

Russell a écrit contre la morale victorienne, en particulier pour la sexualité libre : ce qui lui a coûté de vigoureuses dénonciations aux États-Unis. Il était d'ailleurs bon vivant.

Il se déclarait philosophiquement agnostique et en pratique athée. Il considérait le dieu chrétien comme les dieux grecs : il ne peut pas prouver leur existence mais il est fortement convaincu de leur inexistence.

Et politiquement ?

Vie de Russell

À compléter

Bibliographie

Voir aussi

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