Bhopal
| Ex-principauté de Bhopal | |
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| Fondateur | Dost Muhammad |
| Fondé en | 1723 |
| Dynastie | |
| Religion | musulmane |
| Superficie | 18 807 km² |
| Salve | 19 guns |
| Table of contents |
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2 Histoire de la principauté 3 Dirigeants : Nababs et Bégams 4 La catastrophe industrielle d'Union Carbide 5 Voir aussi 6 Liens externes |
La ville de Bhopal
Bhopal est la capitale de l'état du Madhya Pradesh. Sa population au recensement de 2001 était de 1 433 875 h. Elle est située à 23°16' de latitude nord et 77°36' de longitude est. Sa superficie est de 71,23 km² et elle est située à 523 m d'altitude.
Patrimoine
Le patrimoine de la ville compte surtout pour ses mosquées : Jâma Masjid (1837), Moti Masjid (vers 1860), Tâj-ul Masjid (vers 1880).
Histoire de la principauté
Bhopal est fondée par le roi Bhoja au XIe siècle. Il ne reste aucun vestige de cette époque, sauf un lac artificiel. Le véritable fondateur de la ville que nous connaissons est Dost Muhammad, un soldat afghan qui avait fui le chaos qui régnait à Delhi après le décès d'Aurangzeb. Dost Mohammad rencontre la reine aborigène Gond Kamlapati qui demanda son aide après la disparition de son prince consort. En 1723, il créé l'état de Bhopal en fusionnant 9 petits états. La ville a la particularité d'avoir été gouvernée par des bégams entre 1844 et 1926. Celles-ci, profondément religieuses et conservatrices, menaient une vie austère et portaient un grand intérêt à la vie administrative de leur état.
Parmi les bégams importantes de Bhopal, on trouve Kudsiâ Bégam (†1844), Sikrandra Bégam (1816-1868), Shâh Jahân Bégam (1838-1901) et Sultân Jahân qui fut l'une des plus grandes dirigeantes de l'état.
Bien que gouvernée par des dirigeants musulmans, la population de Bhopal a toujours été majoritairement hindoue.
L'explosion de cette usine dégagea 40 tonnes d'isocyanate de méthyle (gaz dont la composition ne fut pas dévoilée pour des raisons de secret industriel) dans l'atmosphère de cette ville, tuant entre 16 000 et 30 000 personnes (dont huit mille en une nuit), et laissant 120 000 personnes dans la souffrance.
La compagnie refusa de donner la composition du gaz (prétextant qu'il s'agissait d'un secret protégé) alors que l'information pouvait aider les médecins qui continuent de traiter les 120 000 personnes atteintes de maladies liées à ce gaz.
Des compensations dérisoires furent accordées à quelques familles trop fragiles pour résister aux pressions exercées par des hordes d'avocats, et la majorité des survivants continuent de vivre aux abords d'un site toujours toxique. Aujourd'hui encore des enfants naissent en portant en eux les stigmates de cette catastrophe.
L'État indien n'a pas demandé l'extradition de Warren Anderson jusqu'à récemment, craignant de troubler les échanges commerciaux avec les États-Unis. Aujourd'hui, les États-Unis refusent d'extrader Warren Anderson, qui vit paisiblement dans l'État de New York.
Dirigeants : Nababs et Bégams
La catastrophe industrielle d'Union Carbide
Pollution industrielle
Du temps de l'activité de l'usine, des déchets avaient été enfouis dans le sol, sans protection. Aujourd'hui encore (fin 2003), ces déchets se répandent dans les nappes phréatiques, empoisonnant l'eau puisée par les habitants aux alentours. Environ 30 personnes meurent chaque mois de cette toxicité, mais rien n'est fait pour nettoyer l'usine, ou les déchets traînent à ciel ouvert, et que les enfants des bidonvilles utilisent comme terrain de jeu.L'explosion et le gaz toxique
La ville est surtout connue dans le monde comme site de la catastrophe industrielle de l'usine pétrochimique de pesticides d'Union Carbide, le 3 décembre 1984.Un comportement irresponsable
Warren Anderson, le PDG de l'usine est recherché par les autorités indiennes pour ce délit : il a négligé 30 problèmes de sécurité majeurs dans cette usine, alors que des problèmes analogues avaient été réparés dans une usine située aux États-Unis. Le mauvais entretien de l'usine est la cause de cette explosion.
La compagnie Union Carbide fut ensuite rachetée par Dow Chemical qui laissa le site à l'abandon.Voir aussi
Liens externes
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