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Bopomofo

Helping orphans the way you would do it

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Le bopomofo (ㄅㄆㄇㄈ) est un alphabet utilisé à Taiwan pour la transcription du mandarin à des fins pédagogiques et didactiques (voir aussi l'article pinyin). Il peut ─ au moyen de signes additionnels ─ permettre la notation d'autres dialectes chinois.

Le mot bopomofo vient des quatre premières lettres de cet alphabet :

Les Chinois nomment cet alphabet de transcription 注音符號/主音符号, zhùyīn fúhào, c'est-à-dire « symboles phonétiques ».

Table of contents
1 Graphèmes du bopomofo
2 Règles d'écriture et de lecture
3 Articles connexes

Graphèmes du bopomofo

Bopomofo/zhuyin (les colonnes zhuyin et pinyin montrent les équivalences)
zhǔyīn pīnyīn API   zhǔyīn pīnyīn API   zhǔyīn pīnyīn API   zhǔyīn pīnyīn API
Consonnes (ou 聲母 shēngmǔ)
b   p   m m   f f
d   t   n n   l l
g   k   h x        
j ʥ̥   q ʨʰ   x ɕ   y j
zh ɖʐ̥   ch ʈʂʰ   sh ʂ   w w
z ʣ̥   c ʦʰ   s s   r ʐ
Voyelles (ou 韻母 yùnmǔ)
a a   o o   e ɤ   ê ɛ
ai ai   ei ei   ao aʊ   ou ou
an an   en ǝn   ang ɑŋ   eng ǝŋ
er ɚ   i i   u u   ü y
Tons (ou 聲調 shēngdiào)
1 : rien ˉ   2 : ˊ ˊ   3 : ˇ ˇ   4 : ˋ ˋ

Règles d'écriture et de lecture

Notation des finales

Trois des signes notant les voyelles finales, ㄣ /en/, ㄤ /ang/ et ㄥ /eng/, sont aussi utilisés pour noter les consonnes nasales seules quand les voyelles ㄧ /i/ et ㄨ /u/ les précèdent : ainsi ㄧㄣ se lit /in/, ㄧㄥ /ing/ et ㄨㄥ /ung/ (écrit -ong en pīnyīn). Il faut noter que le pīnyīn yong / -iong est rendu par ㄩㄥ /üng/, en conformité avec l'histoire phonétique : /ü/ provenant historiquement de /iu/, la notation par /üng/ revient à écrire /iung/. L'on prononce bien sûr normalement [jʊŋ]. De la même manière, ㄦ /er/ sert aussi à indiquer la rétroflexion d'une voyelle : ㄅㄧㄢㄦ se lit /bianr/, soit [b̥jɚ] (voir aussi
Suffixe -er).

Voyelles

La transcription en bopomofo suit parfois les mêmes conventions qu'en pīnyīn : elle n'indique pas les variantes allophoniques des voyelles. Ainsi ㄧㄢ /ian/ vaut [jɛn] et non [jan]. Les différences sont surtout dues au fait que le bopomofo est plus une transcription phonétique (l'on note ce que l'on entend) que phonologique (l'on note les phonèmes en tant qu'unités fonctionnant en opposition).

Certaines irrégularités du pīnyīn disparaissent : alors que, par exemple, la finale complexe /jou/ est notée en pīnyīn par you mais -iu après une consonne, ce sont toujours les signes ㄧㄡ que l'on utilise en bopomofo. De même, /wei/ (pīnyīn : wei / -ui) est toujours rendu par ㄨㄟ, /wǝn/ (pīnyīn : wen / -un) par ㄨㄣ, et la voyelle /ü/ est écrite ㄩ quelle que soit sa position dans la syllabe (en pīnyīn, on peut l'écrire yu, u dans ju, qu, xu, et ü dans et ).

Enfin, le bopomofo distingue clairement les allophones de /e/, ㄝ [ɛ] et ㄜ [ɤ], tous deux notés par e en pīnyīn ; on ne trouve ㄝ [ɛ] qu'après une voyelle palatale - /i/ ou /ü/ ─ ou bien quand il constitue la syllabe à lui seul.

Initiale et finale nulles

Les syllabes à voyelle fermée sans consonne initiale, celles notées en pīnyīn par les digrammes yi /i/, wu /u/ et yu /ü/, sont rendues en bopomofo par la voyelle seule, soient ㄧ, ㄨ et ㄩ respectivement. De la même façon, les syllabes sans voyelle finale (la consonne étant vocalisée), soient en pīnyīn zhi [ɖʐʅ], chi [ʈʂʰʅ], shi [ʂʅ], zi [ʣ̥ɿ], ci [ʦʰɿ] et ri [ʐʅ] (note : il est d'usage, dans la tradition sinologique, de rendre la réalisation vocalique d'une consonne au moyen des symboles [ɿ] et [ʅ], ce dernier après une consonne rétroflexe ; c'est, en pīnyīn, la voyelle -i qui joue ce rôle. En API, enfin, il faut utiliser le symbole souscrit [ˌ]. Dans tous les cas, le symbole utilisé ne transcrit pas une voyelle mais une absence de voyelle : c'est la consonne seule qui est vocalisée, c'est-à-dire rendue syllabique), sont simplement transcrites en bopomofo par ㄓ, ㄔ, ㄕ, ㄗ, ㄘ, ㄙ et ㄖ, sans signe de voyelle.


Exemple

王之渙 《登鸛雀樓》(Wáng Zhīhuàn, Dēng Guànquè Lóu)
白日依山盡
黃河入海流
欲窮千里目
更上一層樓
ㄅㄞˊ ㄖˋ 一 ㄕㄢ ㄐ一ㄣˋ
ㄏㄨㄤˊ ㄏㄜˊ ㄖㄨˋ ㄏㄞˇ ㄌ一ㄡˊ
ㄩˋ ㄑㄩㄥˊ ㄑ一ㄢ ㄌ一ˇ ㄇㄨˋ
ㄍㄥˋ ㄕㄤˋ 一ˋ ㄘㄥˊ ㄌㄡˊ
bái rì yī shān jìn
huáng hé rù hǎi liú
yù qióng qiān lǐ mù
gèng shàng yì céng lóu

Note : les marques tonales peuvent aussi s'écrire au-dessus de la voyelle (ㄌ一̌, 一̀). Le ton 1 est souvent omis.

Articles connexes