Carence
| Table of contents |
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2 La carence chez les plantes 3 La carence chez les animaux |
Définition
La carence (du latin carere, manquer) désigne en physiologie l'absence ou l'apport insuffisant d'une ou de plusieurs substances nécessaires à la croissance et à l'équilibre d'un organisme animal ou végétal.
L'absence ou l'insuffisance d'un élément nutritif provoque l'apparition de signes extérieurs qui permettent de diagnostiquer une maladie de carence.
La carence chez les plantes
Les carences en éléments principaux (azote, phosphore, potassium) sont peu courantes. Ce sont des troubles de la nutrition minérale qui peuvent s'observer au moment des fortes croissances du printemps (faim d'azote des céréales qui présentent un jaunissement caractéristique). Une fumure adaptée permet d'y remédier.
Les carences (primaires ou induites) en oligo-éléments sont plus fréquentes. On y remédie notamment par des apports au sol ou des pulvérisations foliaires, une fois l'élément responsable identifié. Dans la plupart des cas, la cause n'est pas la déficience d'un seul élément. L'observation directe sur le terrain fournit au moins autant de réponses (et d'interrogations) que les analyses.
- Au sol, le traitement des carences induites nécessite quelquefois une modification du pH par chaulage (cas typique de la carence en molybdène). On peut aussi traiter par des apports d'oligo-éléments sous une forme organique (naturelle ou de synthèse), moins sujette que les sels minéraux équivalents à un blocage par le sol. On fait souvent appel , pour cela, à des agents "chélatants", qui réagissent (en usine) avec les oligo-éléments en formant des chélates (de fer, de cuivre, de bore, de zinc, etc). Ces chélates sont assez stables, au sol, et leur évolution vers une forme insoluble (donc, inassimilable par les racines) est plus ou moins lente, en fonction de l'agent chélatant de départ, du pH du sol, de la luminosité etc.
- Au sol, le traitement des carences induites nécessite quelquefois une modification du pH par chaulage (cas typique de la carence en molybdène). On peut aussi traiter par des apports d'oligo-éléments sous une forme organique (naturelle ou de synthèse), moins sujette que les sels minéraux équivalents à un blocage par le sol. On fait souvent appel , pour cela, à des agents "chélatants", qui réagissent (en usine) avec les oligo-éléments en formant des chélates (de fer, de cuivre, de bore, de zinc, etc). Ces chélates sont assez stables, au sol, et leur évolution vers une forme insoluble (donc, inassimilable par les racines) est plus ou moins lente, en fonction de l'agent chélatant de départ, du pH du sol, de la luminosité etc.
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Par voie foliaire, les apports correctifs peuvent se faire par pulvérisation de solution de sels solubles (chlorures, sulfates, nitrates), ou de chélates (DTPA, HEDTA, EDTA, etc.) du ou des éléments nécessaires. Les quantités apportées seront moindres que par le sol et plusieurs traitement sont nécessaires, dans la plupart des cas. Les traitements devront se faire à un moment où les feuilles resteront mouillées assez longtemps, pour améliorer la pénétration. Les corrections intervenant au début des manifestations de carences sont plus efficaces, car mieux assimilés, et permettent, le plus souvent, de mener les récoltes à leur maturité.
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Par voie foliaire, les apports correctifs peuvent se faire par pulvérisation de solution de sels solubles (chlorures, sulfates, nitrates), ou de chélates (DTPA, HEDTA, EDTA, etc.) du ou des éléments nécessaires. Les quantités apportées seront moindres que par le sol et plusieurs traitement sont nécessaires, dans la plupart des cas. Les traitements devront se faire à un moment où les feuilles resteront mouillées assez longtemps, pour améliorer la pénétration. Les corrections intervenant au début des manifestations de carences sont plus efficaces, car mieux assimilés, et permettent, le plus souvent, de mener les récoltes à leur maturité.