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Cinéma

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Cet article fait partie de
la série Cinéma
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Méta

Le cinéma (abréviation de cinématographe) est une représentation visuelle animée.

Notons qu'en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu'est le cinéma. En effet, certains films sont des successions d'images fixes (comme par exemple la Jetée de Chris Marker). On ne peut pas non plus se référer au support, en raison des nouveaux modes de création et de diffusion (notamment numérique).

Le mot cinéma désigne également les salles ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés.


Le cinéma est souvent qualifié de septième art.

Table of contents
1 Histoire du cinéma
2 Métiers du cinéma
3 Films
4 Étapes de la réalisation — de la conception au tirage
5 Technique de projection
6 Enjeux culturels et économiques
7 Institutions
8 Voir aussi

Histoire du cinéma

Inventé par les frères Lumière à la fin du XIXe siècle, le cinématographe supplanta les autres procédés de reproduction du mouvement utilisés jusqu'alors, comme le Kinétoscope d'Edison. Il combinait deux procédés déjà existants : la projection d'images, avec les fameuses « lanternes magiques », et la recomposition du mouvement en mettant des dessins sur une roue. Notons que les frères Lumière étaient des touche-à-tout qui inventèrent également la plaque photographique sèche, le haut-parleur et le Tulle-gras® (pour soigner les brûlures). Les frères Lumière envoyèrent des opérateurs de par le monde afin de ramener des films courts, les premiers documentaires, en quelque sorte. Un opérateur, filmant sur un bateau, inventa le premier travelling...

La première projection cinématographique eut lieu en 1895, et s'intitulait La sortie des usines Lumière. D'abord exploité dans les fêtes foraines, il devient rapidement un art populaire. Très vite, les frères Pathé envoient des cameramen à travers le monde pour en ramener des scènes de la vie de tous les jours.

Précurseur des effets spéciaux, Georges Méliès réalise les premières fictions dotées d'effets spéciaux en trompe-l'œil (Le voyage dans la lune (1902) entre autres).

Charlie Chaplin  (1921)Enlarge

Charlie Chaplin (1921)

Jusqu'à la fin des années 1920, aucune bande sonore n'accompagne l'image et c'est finalement un musicien présent dans la salle de projection qui accompagne (on parle alors de cinéma muet, les dialogues étant retranscrits par des « cartons » appelés « intertitres », texte typographié inséré dans le film). À partir du Chanteur de Jazz en 1927, des sons (musique puis dialogues et bruitages) sont enregistrés et reproduits lors de la projection.

Avec la crise économique de 1929, le nombre de spectateurs diminue dans les salles, les majors (grandes compagnies de production) d'Hollywood décident de créer un double billet. Pour le prix d'une entrée, les spectateurs peuvent voir deux films : un grand (la série A) et un petit. C'est le début des films de série B, dont les principaux objectifs sont d'être peu chers à produire, rapides à faire, pas trop longs (entre 50 et 70 mn) et lucratifs.

Un des films les plus novateurs fut malheureusement, un film de propagande naziee, Les dieux du stade, une présentation des jeux olympiques de Berlin en 1936, glorifiant le peuple allemand et la prétendue « race aryenne ». La réalisatrice, Leni Riefenstahl, mit pour la première fois des caméras sur des grues.

Les évolutions techniques majeures furent par la suite l'arrivée de la couleur et des formats larges dans les années 1950 (afin de donner plus d'ampleur au spectacle pour concurrencer la télévision), l'allègement du matériel qui permit l'éclosion de la Nouvelle Vague, l'arrivée de la synthèse d'images informatiques dans les années 1990 et l'arrivée du son numérique dans la même période.

A partir de 1950, la vidéo devint accessible au grand public. C'est la naissance des films amateurs, aussi appelés films de série Z, car réalisés avec encore moins de moyens que les films de série B. Mais la vidéo est aussi le moyen de produire des films avec peu de moyens, notamment pour les jeunes créateurs, ou encore avec une infrastructure très légère, permettant de faire par exemple des « journaux intimes filmés » (voir par exemple No sex last night de Sophie Calle ou bien Demain et encore demain, journal 1995 de Dominique Cabréra).

Dans la même lignée, le tournage en images numériques permet de simplifier le traitement des films, que ce soit pour les effets spéciaux et l'augmentation de la marge commerciale (par exemple La menace fantôme de George Lucas), ou pour avoir plus de souplesse dans le montage (voir L'Auberge espagnole de Cédric Klapisch) ou même plus de légèreté dans le tournage (Les Glaneurs et la glaneuse, d'Agnès Varda ou La Vierge des tueurs de Barbet Schroeder).

Il est à noter que les dénominations "série B" et "série Z", bien que dénotant un manque de moyen, ne sont pas nécessairement péjoratives et sont parfois revendiquées comme une contre-culture, par des cinéastes refusant de rentrer dans le moule de majors. Parmi les réalisateurs célèbres de séries Z, on peut citer par exemple Ed Wood, Roger Corman (qui lança Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Joe Dante et Jack Nicholson) et Peter Jackson (bien avant Le Seigneur des Anneaux).

Voir article détaillé: invention du cinéma

Métiers du cinéma

Technique

Acteur

Un
acteur est un artiste qui interprète un personnage dans un film. En plus de l'interprétation proprement dite, un acteur peut aussi danser ou chanter, selon les besoins de son rôle. Il peut aussi se contenter de donner sa voix aux personnages en cas de doublage d'un film version originale ou pour les films d'animation. Il peut être remplacé par une doublure pour les essais lumières ou une scène de nu ou par un cascadeur en cas de danger. Les figurants sont tous les acteurs qui se trouvent en arrière-plan du film, à ne pas confondre avec les petits rôles qui n'apparaissent que durant un court instant mais au premier plan de l'histoire.

Listes d'acteurs et actrices
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Réalisateur

Il assure la responsabilité d'ensemble de la création artistique du film. Il est par exemple chargé de la mise en scène durant le tournage. Aux États-Unis, les réalisateurs mécontents de leur film le signent du pseudonyme Alan Smithee. En Europe cette situation n'existe théoriquement pas, le réalisateur étant censé avoir le pouvoir de décision sur l'ensemble des critères artistiques du film.


Listes des réalisateurs
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Scénariste

Il est chargé de l'écriture du scénario. Il assume généralement la fonction de dialoguiste (écriture des dialogues des personnages) et d'adaptateur (découpage en scènes de l'histoire). Il confie généralement la représentation des différentes scènes sous forme de graphique au storyboardeur.

Listes des scénaristes
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Producteur

Le producteur de film réunit les éléments financiers, juridiques et administratifs nécessaires à la réalisation d'un film. Il est en général le représentant d'une société de production. Il est représenté sur le tournage par le directeur de production pour la partie juridique et financière (contrats, comptabilité...) et par le régisseur pour les aspects administratifs et matériels (autorisations administratives, transport, locations, intendance...). Il fait de plus en plus appel à un directeur de post-production pour suivre l'ensemble des travaux de montage et les effets spéciaux.

Films

Suivant les pays, différents styles de cinéma apparaissent clairement. Les films produits en Europe et aux États-Unis prétendent montrer en général des scènes vraisemblables. Cela est différent pour le cinéma d'autres cultures, notamment les films produits en Inde, où la vraisemblance de l'action n'est pas primordiale.

Genres cinématographiques

Voir l'article détaillé : Genre cinématographique

Courts et longs métrages

Les films peuvent également être classés en fonction de leur durée :

La notion de moyen métrage, utilisée fréquemment pour désigner de longs courts-métrages ou des longs-métrages ne dépassant pas 75 minutes, ne correspond à aucune dénomination officielle.


Listes des films par titre français
0-9-A-B-C-D-E-F-G-H-I-J-K-L-M-N-O-P-Q-R-S-T-U-V-W-X-Y-Z
Listes des films par titre original
0-9-A-B-C-D-E-F-G-H-I-J-K-L-M-N-O-P-Q-R-S-T-U-V-W-X-Y-Z

Liste de films possédant plusieurs fins

La films et séries télévisées de science-fiction par ordre alphabétique (titre français)
autre | A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z

Étapes de la réalisation — de la conception au tirage

Scénario, storyboard

Mise en scène, tournage

Montage

Les séquences tournées, ou rushes, sont visionnées afin de sélectionner les meilleures prises ; c'est le « dérushage ».

Les séquences retenues sont ensuite découpées et collées dans l'ordre, c'est le montage. Le montage préparatoire se fait sur les positifs. Le montage final se fait sur les négatifs ; on introduit alors les transitions (fondu au blanc ou au noir, fondu enchaîné, volets). Cette étape sur négatif est très délicate, puisque le montage est alors définitif ; le négatif étant un exemplaire unique, la moindre dégradation est dramatique.

Le montage est une étape critique puisque c'est lui qui donne son sens final au film, son rythme. Dans les grandes compagnies étasuniennes, contrairement au système français, le réalisateur n'assiste généralement pas au montage ; il n'a pas le final cut, le montage est souvent fait par le producteur, qui s'appuie en général sur des considérations purement commerciales, et notamment en favorisant le rythme au détriment du développement de la psychologie des personnages. On voit d'ailleurs parfois ressortir, plusieurs années après, le film avec le director's cut (le montage voulu par le réalisateur), comme par exemple pour Blade Runner de Ridley Scott ; ce mouvement était initialement spontané et le reste dans de nombreux cas, mais on peut toujours se demander dans quel mesure il ne s'agit pas dans certains cas de redonner une jeunesse commerciale à des produits usés.

La vidéo a permis d'alléger le montage : on filme en parallèle en vidéo et sur pellicule, et on effectue le dérushage et le pré-montage sur vidéo. Cela permet de ne développer que les rushes intéressants, ce qui représente donc des économies, et de tester plusieurs montages. C'est ce principe, et notamment le procédé informatique Avid, qui permit à Quentin Tarantino de donner cette structure complexe au film Pulp Fiction (1994).

Avec l'arrivée des caméras numériques, on peut maintenant faire tout le montage sur ordinateur, la sortie sur pellicule se faisant uniquement pour l'impression du négatif maître, déjà monté.

Post-production

La post-production est le terme général qui inclut toutes les étapes suivant le tournage à savoir le montage, préparation et ajout de la bande son, ajout des effets spéciaux... jusqu'à obtenir la mère de toutes les copies pour la distribution. Tout ces travaux prennent souvent plus de temps que le tournage lui-même.

La post-production a beaucoup évolué et se tourne de plus en plus vers le tout numérique, le travail se faisant principalement sur ordinateur.

La musique joue un rôle très important dans les émotions ressenties par le spectateur. Si parfois le compositeur collabore avec le réalisateur, la musique est souvent faite après le film. Dans le cas de grosses compagnies de production holywoodiennes (les majors), il arrive que suite à une projection test, la production décide de changer de compositeur...

Voir l'article détaillé musique au cinéma.

Le générique marque est le début et la fin du film ; c'est donc l'introduction et la conclusion. Le premier à avoir exploité ceci fut Saul Bass, qui signa entres autres de nombreux génériques d'Hitchcock dont celui de Vertigo (Sueurs froides), où l'on voit défiler des spirales qui introduisent à la fois le thème du vertige (escalier en colimaçon) mais aussi celui du temps (coupe de séquoïa, dualité cyclique — alternance jour/nuit, cycle des saisons — et libéaire— progression, évolution, vieillissement). Un des grands maîtres actuel du générique est Kyle Cooper.

Voir l'article détaillé Générique (cinéma).

Effets spéciaux

Voir l'article détaillé Effets spéciaux

Distribution

La distribution concerne la location des copies (tirages des pellicules positives à partir du négatif mère) par les salles de cinéma, et de leur acheminement.

Les grandes compagnies de production (majors) disposent souvent de leur propre réseau de distribution, avec également un réseau de salles. Les principaux distributeurs sont :

La France dispose d'une multitude de distributeurs indépendants (BAC Films, Ciby 2000, Diaphana, Les Films du Losange, Les Films du Paradoxe, MK2, Pyramide...), qui permet d'alimenter un réseau de salles parallèles, elles aussi indépendantes. Ceci est une des piliers des salles Art et Essai (salles indépendantes diffusant des films classés "Art et Essai" par une commission du CNC, et regroupées au sein de l'AFCAE, Association Française des Cinémas Art et Essai).

En France, la location de la copie comprend en général un pourcentage des recettes (en général 50 % pour un film en première sortie), ainsi qu'un minimum garanti (MG, par exemple 1 000 euros pour un film en première sortie, si le film fait peu d'entrées). Le distributeur envoit les copies vers un cinéma, puis les copies transitent de cinéma en cinéma, sous le contrôle du distributeur. Auparavant, les copies revenaient au distributeur pour contrôler leur qualité, mais cela ne se fait plus pour des raisons de rentabilité.

Si l'on compte la part qui revient au distributeur (qui en reverse une partie au producteur), la TVA, la Taxe Spéciale Additionnelle (TSA) et la SACEM (pour la diffusion de la musique dans le hall), un billet à 8 euros rapporte peut-être 1 ou 2 euro au cinéma (avec lesquels il faut payer les salaires, les charges...), ce qui explique que les multiplexes axent leur politique sur la vente de produits annexe (nourriture, boisson, jeux vidéo) et réduisent les effectifs par rapport au nombre de spectateur (un seul projectionniste s'occupe d'une quinzaine de salles). D'ailleurs, l'organisation des hall de multiplexes montrent bien que le film passe en second ; c'est en fait devenu un produit d'appel, un prétexte pour faire venir consommer, d'autant plus intéressant que ce n'est pas le cinéma lui-même qui fait la promotion, mais le producteur et le distributeur, ainsi que les media (en invitant les réalisateurs et acteurs aux journaux télévisés par exemple).

Certains, dont George Lucas, voient l'avenir de la distribution dans le tout numérique, les cinéma téléchargeant les film via une connexion satellite. On remarquera que ceci va dans le sens d'un report des coûts du distributeur vers la salle de cinéma (le distributeur ne supporte plus le coût de tirage des copies, mais le cinéma paie un investissement dans du matériel de réception et de projection et la connexion satellite).

Les films peuvent bénéficier successivement de plusieurs fenêtres de diffusions:

Les diffuseurs calculent l'ordre de parution sur chacun de ces circuits de façon à optimiser la rentabilité du film.

Avant la distribution, les films sont visionnés par une commission pouvant émettre une restriction d'âge pour les mineurs si les film comporte des scènes portant atteinte à la dignité humaine, notamment des scènes de sexualité ou de violence. En France, les films peuvent être sans restriction, interdits aux moins de 12, 16 ou 18 ans (cette dernière catégorie est la classement X). Il existe un équilibre délicat entre

Quelques films ont été véritablement censurés en France, notamment des films ayant trait à la guerre comme Les Sentiers de la gloire (Paths of Glory, Stanley Kubrick, 1957, sur un procès en désertion lors de la Première Guerre Mondiale) et Le rendez-vous des quais (Paul Carpita, 1955, sur une grève de dockers refusant d'embarquer des armes pour la Guerre d'Algérie).

Technique de projection

La méthode de reproduction est similaire à celle utilisée pour la photographie et repose sur l'impression d'une pellicule cinématographique (procédé argentique) par exposition à la lumière à l'aide d'une caméra. L'impression de mouvement est obtenue en multipliant les prises de vue à intervalles très rapprochés ; initialement de 16 images par seconde, la cadence fut augmentée à 24 i/s avec l'arrivée du cinéma sonore : en effet, la qualité du son (bande passante) dépend de la vitesse de défilement du film. Notons que la télévision fonctionnant à 25 i/s (en raison de la fréquence du courant électrique domestique, 50 Hz), les films de cinéma sont légèrement plus courts et les sons légèrement plus aigus lorsqu'ils sont diffusés à la télévision (ce n'est pas le cas de la vidéo).

Le phénomène de la persistance rétinienne permet de masquer le noir entre les images. L'illusion d'une image en mouvement résulte d'une tendance du cerveau à considérer que des images semblables sont des vues du même objet qui a changé ou s'est déplacé (on appelle ceci l'effet phi).

Après développement dans des laboratoires spécialisés, on fait défiler la pellicule devant une source de lumière blanche (projecteur) qui reproduit l'image animée (film) sur un support réfléchissant (en général un écran blanc).

Pour plus de détails, voir l'article Techniques de projection cinématographique.


Enjeux culturels et économiques

Bien qu'il ait été rejoint par la musique et dans une moindre mesure par le livre, le cinéma est le premier mode d'expression à s'être présenté à la fois comme une œuvre culturelle et artistique et comme un produit industriel destiné à la consommation de masse. Il a en effet, comme l'a analysé Walter Benjamin, la particularité d'être un art fondamentalement reproductible. Si cela signifie que le concept d'œuvre originale ne peut plus avoir le même sens que par exemple en peinture ou en sculpture, cela implique également qu'il soit possible de le diffuser à grande échelle.

Institutions

Récompenses

''Voir l'article détaillé : Récompenses de cinéma

Festivals

''Voir l'article détaillé : Festivals de cinéma

Voir aussi

Liens externes