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Empire allemand

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Empire allemand
République de Weimar
Troisième Reich
Depuis 1945

L'Empire d'Allemagne était une confédération constitutionnelle de vingt-deux États monarchiques et trois républiques ainsi d'un Reichsland (territoire d'empire), l'Alsace-Lorraine, sous l'autorité du Kaiser ou l'Empereur allemand, chef du pouvoir exécutif.

Table of contents
1 Les États
2 Géographie
3 La constitution
4 les empereurs
5 La politique intérieur
6 La politique extérieur

Les États

Quatre États étaient des royaumes : La Prusse, la Bavière, le Wurtemberg et la Saxe.

Bade, Hesse, Mecklenburg-Schwerin, Mecklenburg-Strelitz, Oldenburg et Saxe-Weimar-Eisenach étaient des Grand-Duchés.

Cinq duchés: Anhalt, Brunswick, Saxe-Altenburg, Saxe-Coburg-Gotha et Saxe-Meiningen.

Principautés: Lippe-Detmold, Reuss branche aînée, Reuss branche cadette, Schaumburg-Lippe, Schwarzburg-Rudolstadt, Schwarzburg-Sondernshausen, Waldeck-Pyrmont; Et les trois villes Brême, Hambourg, Lübeck.

voir aussi: Les États fédéraux de l'Empire allemand

Géographie

En tout, 540.667 km² de superficie pour 56 millions d'habitants en 1900. Au recensement de 1910 la population de l'Empire allemand est de 64.903.000 habitants. La densité moyenne est donc de 120 habitants par km² contre 75,9 en 1871.

L'Empire allemand occupe le Nord et l’Ouest de l’Europe centrale, entre la mer (mer du Nord et mer Baltique) et les Alpes, entre les Vosges et le Niémen à l’est. Il est entouré au Nord par le Danemark, à l’Est par la Russie, à l’Ouest il a pour voisin la Hollande, la Belgique, le Luxembourg, la France, au Sud la Suisse et l’Autriche-Hongrie.

Par sa superficie, l'Empire allemand est le troisième des États européens après la Russie et l’Autriche-Hongrie.

La capitale est Berlin.

La constitution


L'Empire allemand a été organisé par la Constitution du 16 avril 1871, modifiée le 19 mars 1888. 

Cette Constitution de 1871 repose, pour une large partie, sur la Constitution de la Confédération de l'Allemagne du Nord qui était un œuvre de Otto von Bismarck.

L'Empereur allemand est le chef de l'armée et de la marine. Il promulgue les lois et dirige la diplomatie.

L'Empereur nomme un Chancelier de l'Empire (= Reichskanzler), qui n'est responsable qu'envers l'empereur, c'est à dire qu'il ne dépend pas du Parlement élu. C'est, en réalité, le chancelier qui est le maître absolu de l'administration impériale et du gouvernement, puisqu'il préside le Conseil fédéral; ministre unique, il décide de l'orientation de la politique et il propose à l'empereur la nomination ou la révocation des secrétaires d'État, en même temps il est aussi Premier ministre de la Prusse.

Les autres organes de l'Empire allemand sont le Conseil fédéral (= Bundesrat), et le Parlement (= Reichstag).

La chambre haute, le Conseil fédéral (=Bundesrat), représente les gouvernements des 25 États, il est composé de 58 représentants; il vote les lois, élabore le budget et contrôle les finances. La Prusse y dispose d'une minorité de blocage. Donc c'est la Prusse qui impose son point de vue sur le reste de l'empire.

Le Reichstag élu pour 3 ans, et puis à partir de 1888, pour cinq ans représente le peuple allemand. Il est élu par suffrage universel mais n'a que d'initiative indirecte des lois, et surtout aucun moyen d'action sur le chancelier.

Sous une apparence fédérale et parlementaire l'Empire allemand de 1871 est un État monarchique et hégémonique prussien.


les empereurs

Le 18 janvier 1871,dans une France vaincue, le (deuxième) Empire allemand est proclamé dans la galerie des Glaces du château de Versailles et Guillaume Ier, Roi de Prusse, devient aussi Empereur allemand.

Le 9 mars 1888, mort de l’empereur Guillaume Ier, à l’âge de 91 ans. Son fils Frédéric III, déjà atteint d’une maladie incurable, lui succède sur le trône meurt après 100 jours de règne le 15 juin 1888. Son successeur, Guillaume II, 29 ans et le petits fils de Guillaume Ier, accède alors au trône.

Le 18 mars 1890, Bismarck soumet une demande de mise en congé à l’empereur. Deux jours plus tard, le 20 mars 1890, Bismarck est demis de ses fonctions de chancelier de l’Empire et de premier-ministre de la Prusse. Le Général Leo von Caprivi prend la relève.

La constitution de 1871, élaboré par Bismarck même, spécifiait bien que le Chancelier ait besoin de la confiance non pas du parlement mais de la confiance de l’Empereur.

Les idées opposées entre Guillaume II et de son Chancelier sur la politique intérieur et extérieur n’étaient plus conciliables.

La politique intérieur

L’Empire sous Bismarck

Des la création l’Empire est marqué par des crises graves. Bismarck voit un peu partout des ennemis du nouvel Empire allemand: les catholiques regroupés dans le parti du Zentrum contre lequel il mène le Kulturkampf, les polonais dans la province de Posen, les français du territoire d’empire annexé l’Alsace-Lorraine, les welfes de Hanovre et les socialistes. Apres deux attentats contre l’empereur Guillaume Ier en 1878, mais commis par des individus agissant seul, le chancelier Bismarck fait voter par les partis conservateur et libéral du Reichstag, le 18 octobre 1878, une loi fort antidémocratique qui interdit les associations socialistes, social-démocrates ou communistes visant le « renversement de l’autorité de l’État ou de l’ordre social établis », sont interdit aussi leurs journaux, les rassemblements et leurs membres sont menacés d’exil. Sous Caprivi enfin, la loi antisocialiste n’est plus prolongée. En même temps Bismarck mène une politique sociale de l’Etat: le 15 juin 1883 la loi sur l’assurance maladie est adoptée.

La politique extérieur