The Empire byzantin reference article from the French Wikipedia on 27-Jul-2004
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Empire byzantin

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Cet article fait partie de la
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L'Empire byzantin ou Empire romain d'Orient était la partie de l'Empire romain qui survécut à la chute de l'Empire d'Occident et qui dura de 395 à 1453. Au cours de ces mille ans, les Byzantins se considérèrent « romains », et ils appelèrent leur empire « l'Empire romain ». Leur religion, leur langue, et leur culture étaient essentiellement grecques plutôt que romaines, mais pour les Byzantins, le mot grec signifiait de façon injurieuse païen. Les Perses et les Arabes appelèrent aussi les Byzantins « romains ». Le mot byzantin vient de Byzance, l'ancien nom de la capitale byzantine, Constantinople. Ce terme byzantin n'est utilisé que depuis le XVIIe siècle, quand les historiens le créèrent pour faire une distinction entre l'empire du Moyen-Âge et celui de l'Antiquité.

L'Empire romain (unitaire) fut divisé vers la fin du IIIe siècle par Dioclétien, qui instaura la tétrarchie avec un empereur en Occident et un autre empereur en Orient, chacun assisté d'un co-empereur. Cette division était conçue comme une division administrative et non politique, le collège des empereurs représentant l'autorité sur l'ensemble, et chaque empereur devant prendre ses décisions en accord avec son collègue. Cette division dura, avec quelques perturbations (multiplication des Augustes, guerres entre empereurs, finalement réduction de leur nombre à deux, Constantin et Licinius) jusqu'en 324 quand Constantin Ier devint le seul empereur et fonda une nouvelle capitale à Byzance (Byzantium, aujourd'hui Istanbul). Cette capitale fut tout d'abord nommée Nova Roma (« Nouvelle Rome ») puis, dans l'usage courant, Constantinople (Constantinou polis, ville de Constantin). Constantin fut aussi le premier empereur à favoriser le christianisme. Au cours du IVe siècle, l'empire fut souvent réparti entre deux, voire trois empereurs. En 395 la division en deux parties par Théodose Ier, qui attribua la partie orientale à son fils Arcadius et l'occidentale à son second fils Honorius devint définitive, sans que cela ait été voulu à l'époque.

Après Théodose l'empire fut consideré « romain », mais c'était en fait un état multinational avec une culture grecque. La langue grecque était langue courante, de culture, d'église et commerciale. L'empire oriental était multi ethnique, avec des centres de rayonnement hellénistiques comme Constantinople, Antioche, Éphèse, Thessalonique, et Alexandrie.

Au Ve siècle, l'empereur Théodose II étendit les murs de Constantinople, et l'empire résista aux attaques des barbares. En 476, Zénon Ier régnait en Orient quand Odoacre déposa le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule et renvoya ses insignes à Zénon. Comme au moment de la séparation de 395, l'événement ne fut pas perçu à l'époque comme définitif (Odoacre reconnaissait l'autorité – nominale – de Zénon).

Au VIe siècle, l'empire entra en conflit avec les Perses, les Slaves et les Bulgares. Il y eut aussi les crises théologiques, avec l'apparition du monophysisme. L'empereur Justinien Ier et son général Bélisaire reconquirent l'Italie, l'Afrique du Nord et partiellement l'Espagne. Justinien révisa les lois romaines dans le Corpus Juris Civilis, et il construisit l'église de Sainte-Sophie (Hagia Sophia) en 530. Après le règne de Justinien et malgré la constitution de deux exarchats, l'un à Ravenne, l'autre à Carthage destinés à faciliter la défense de ces régions par la concentration des pouvoirs civil et militaire dans les mains d'un seul homme, l'exarque, l'Italie fut perdue au profit des Lombards, et au cours du VIIe siècle, les Arabes musulmans conquirent les provinces du sud sous le règne de Héraclius Les conquêtes des musulmans laissèrent l'empire plus homogène : plus grec et plus chrétien qu'il n'était auparavant.

Constantinople devint la plus grande ville au monde. Les Arabes ne purent pas la conquérir, à cause de la puissance de ses fortifications et de la marine byzantine et son procédé incendiaire, le feu grégeois.

La crise la plus importante au VIIIe siècle fut la controverse des iconoclastes, quand les icônes furent interdites par Léon III. Cette crise fut temporairement résolue par l'impératrice Irène en 787. Toutefois cette controverse contribua à la détérioration des relations avec les papes et le Saint-Empire Romain Germanique en Occident. L'empire atteignit son sommet sous les empereurs macédoniens aux IXe, Xe, et XIe siècles. Pendant ces années, l'empereur Basile II vanquit les Bulgares en 1014, et s'allia avec l'état kiévan, une nouvelle puissance au nord.

Au XIe siècle, il y eut une autre nouvelle puissance en Occident, les Normands, qui conquirent la Sicile et l'Italie du Sud. À l'Orient, les Seldjoukides conquirent l'Asie mineure, le cœur de l'empire. Un autre coup dur pour l'empire eut lieu en 1054, quand le pape et le Patriarche de Constantinople s'excommunièrent mutuellement. Cet événement consacra le Grand Schisme entre le catholicisme et l'orthodoxisme.

En 1081, Alexis Ier usurpa le trône. Pendant son règne, les croisades commencèrent, prétendument pour aider l'empire contre les Seldjoukides. L'opposition entre les croisés et les Byzantins dura tout le XIIe siècle et culmina avec la prise de Constantinople par les croisés en 1204. Ils établirent l'empire latin de Constantinople qui dura jusqu'à la reconquête de la ville en 1261 par Michel VIII Paléologue.

Au cours des deux siècles suivants, l'empire rétabli fut attaqué constamment par l'empire ottoman et l'Europe occidentale ne fut pas disposée à aider les Byzantins. Les Ottomans conquirent l'empire morceau par morceau jusqu'à s'emparer finalement de Constantinople en 1453.

Avec la chute de Constantinople, l'Empire romain disparut définitivement mais les réfugiés byzantins facilitèrent la transmission du savoir antique et chrétien qui suscita la Renaissance au XVe siècle.