Excision
Pratique rituelle qui consiste, chez la femme, dans l'ablation du clitoris et des petites lèvres. Autre nom : clitoridectomie.
| Table of contents |
|
2 Pour ou contre 3 L'excision et la loi 4 Au niveau mondial 5 Voir aussi |
Géographiquement, la pratique se rencontre en de nombreuses parties du monde, mais elle est plus courante en Afrique et dans certaines parties de l'Asie du Sud Est.
Cette large aire de répartition explique sans doute aussi une large gamme de pratiques qui relèvent de l'excision. En effet, au delà de l'ablation totale des organes génitaux externes, on rencontre également :
L'excision est généralement défendue sur la base de :
Étendue
Pour ou contre
Dans de nombreux cas, on observe que les mères des jeunes filles participent activement dans le but d'améliorer les chances de leur fille de faire un mariage convenable.
Les opposants à l'excision en appellent au respect de la Femme. En effet, l'excision est largement vue (même par certains de ses défenseurs) comme un moyen de limiter l'accès de la femme à la (sa) sexualité. La plupart des opposants sont particulièrement sensibles :
- aux risques encourus par la petite fille lors d'excisions dans des conditions d'hygiène parfois insuffisante (pouvant aller jusqu'à la mort)
- aux risques augmentés en matière de maladies sexuellement transmissibles, de susceptibilité augmentée aux affectations plus ou moins graves comme les kystes, les abcès, les infections de l'urètre, etc.
- au handicap sexuel ainsi imposé (plaisir sexuel interdit ou fortement limité)
- à l'extrême violence de l'oppression masculine ainsi manifestée
L'excision et la loi
La plupart des pays démocratiques interdisent formellement l'excision au nom du respect des Droits de l'Homme, du respect de la personne humaine, de la protection de l'enfance. Ainsi, un peu partout en Europe, des coupables d'excision sont régulièrement envoyés en prison par les tribunaux. De nombreux pays africains s'efforcent également de faire disparaître cette coutume (comme le Burkina Faso qui pratique simultanément l'information, la sensiblisation et la condamnation judiciaire).
Toutefois, certains pays - au delà des interdictions formelles - tolèrent effectivement la pratique.
Quelques uns acceptent l'excision au nom du droit à des pratiques traditionnelles. Par exemple, le Bénin n'a pas de loi spécifique sur le sujet, malgré une prévalence évaluée à 50% des femmes du pays.
On considère qu'environ 130 millions de femmes on subit une excision (principalement en Afrique). Environ 2 millions de fillettes sont susceptibles de subir une telle opération tous les ans.
La lutte contre l'excision fait partie des grands programmes de l'Organisation Mondiale de la Santé.
Au niveau mondial
Voir aussi
Articles connexes