The Inflation reference article from the French Wikipedia on 27-Jul-2004
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Inflation

For people who check facts

On appelle inflation une baisse persistante de la valeur de la monnaie ou, ce qui revient absolument au même mais est plus facile à saisir, une hausse persistante et générale des prix (tout le problème étant alors de préciser les prix de quoi).

Table of contents
1 questions de vocabulaire
2 Comprendre l'inflation
3 Inflation et choix économiques
4 Causes économique de l'inflation
5 Pourquoi souhaiter un taux d'inflation bas ?
6 Voir aussi
7 Liens externes

questions de vocabulaire

La stabilité des prix apparaît quand l'inflation est trop faible pour influencer les décisions des agents économiques (particuliers et entreprises).

Déflation et désinflation sont souvent utilisés dans le vocabulaire économique, parfois par des journalistes. Or leur sens est très précis et leur mavais usage peut prêter à confusion.

La déflation est le contraire de l'inflation. C'est donc un phénomène permanent (on dit aussi auto-entretenu) de baisse des prix (IPC). Comme le phénomène historiquement le plus fréquent est bien l'inflation, alors que la déflation est rare et courte, on parle plutôt d'une inflation négative (par exemple : inflation de -0,1% ). La déflation peut résulter soit de l'économie elle-même en période de récession comme au XIXe siècle, soit de politique économique cherchant à compresser les coûts via une réduction de la demande. à transférer dans l'article déflation

La désinflation, quant à elle, est une baisse du taux d'inflation. Par exemple, si pendant des années l'inflation s'est située à 10% en moyenne et que l'inflation des années suivantes baisse à 7%, puis 5%, puis 2%, on parlera de phénomène désinflatoire. Poussé trop loin, on passe à la déflation

Comprendre l'inflation

L'utilité de la monnaie est de permettre des transactions. Trois paramètres fixent la quantité de monnaie nécessaire : En effet, comme la monnaie est l'étalon universel de valeur, sa valeur relative est fixe et toujours égale à un, ce qui n'apporte aucune information sur la valeur "absolue" de la monnaie. Pour contourner la difficulté et estimer la valeur de la monnaie, on utilise comme référence la même monnaie mais à une époque antérieure, et on s'intéresse à la variation relative (un pourcentage, positif lorsque l'ancienne monnaie avait une valeur supérieure) : c'est l'inflation.

On peut aussi utiliser comme référence un bien supposé stable, comme l'or ou une devise étrangère réputée, ce qui explique le lien entre l'inflation et le taux de change.

L'inflation est donc un indicateur important pour l'économie, relié directement

L'inflation et le risque d'inflation sont deux éléments qui entrent pleinement dans les décisions des consommateurs, des dirigeants d'entreprise et des gouvernements. Dans le cas contraire, ils prennent de gros risques.

Calcul de l'inflation

Pour bien estimer la variation de la valeur de l'argent, il faudrait suivre la totalité des transactions monétaires, les classer par type de biens, les pondérer par la quantité d'argent échangée, etc. C'est impossible, et même une approche partielle serait trop coûteuse pour la valeur de l'information obtenue.

Pour mesurer l'inflation, on utilise donc un modèle réduit de l'économie, et on regarde un "panier" de biens représentatifs, pondérés par leur importance estimée. On imagine les questions sensibles que soulève la constitution de ce panier, qu'il faut en plus faire évoluer délicatement pour lui donner une signification stable dans le temps. On construit ainsi un indice des prix à la consommation qui permet d'apprécier la variation du coût de la vie pour les consommateurs, et donc la valeur de la monnaie dans ses aspects les plus concrets pour les citoyens.

On appelle taux d'inflation la variation en pourcentage de cet indice sur une période donnée : si le prix moyen du "panier" est passé de 100 à 102, l'inflation est de (102-100)/100 = 2/100 = 2%. Lorsque l'indice des prix augmente, le pouvoir d'achat des consommateurs baisse (faux : le pouvoir d'achat dépent aussi de la variation de revenu : faire paragraphe ad hoc) .

S'il y a accord à peu près général sur le principe de cette mesure, il y a des contreverse sans fin sur la mise en œuvre et sur la valeur des indices. Il y a à ces querelles des motifs objectifs :

Il y a aussi pour ces polémiques des motifs politiciens, car l'inflation est un élément important de la mesure du pouvoir d'achat et du bien-être matériel. Deux exemples significatifs :

Inflation et choix économiques

L'inflation agit directement sur la qualité des investissements. Un exemple permet de saisir le problème.

Alain, Bertrand et Claude investissent 100 000 (peu importe l'unité) dans un bien (par exemple une maison), dont ils se servent pendant un an, puis revendent. Supposons que les conditions économiques soient différentes pour les trois individus (zone monétaire, époque), le taux d'inflation est donc différent.

Conséquences de l'inflation
Individu Valeur d'achat (monnaie courante) Valeur de revente (monnaie courrante) inflation (taux) Valeur de revente (monnaie constante)
Alain 100 000 90 000 -20% 112 500
Bertrand 100 000 102 000 +2% 100 000
Claude 100 000 105 000 +10% 95 455

Le calcul naïf compare les valeurs en monnaie courante, sans tenir compte de l'inflation. Il semble alors que Claude a fait la meilleure affaire. Mais cela ne tient pas compte du fait que, à cause de l'inflation (ou, dans le cas d'Alain, de la déflation), ces trois personnes ne pourront pas acheter la même chose avec la même quantité de monnaie : Alain pourra acheter plus, Bertrand et Claude moins. Pour gommer cet effet, il faut raisonner en monnaie constante, en déduisant l'inflation, et il apparait alors que la meilleure affaire a été faite par Alain.

Dans cet exemple, l'inflation ne touche pas la qualité du service : en achetant une maison, Alain, Bertrand et Clause ont tout trois été logés. Mais l'inflation peut toucher aussi cet aspect des choses : si la maison a été louée à prix fixe, l'inflation change la valeur de ce loyer (elle le réduit, tandis que la déflation l'accroit).

Ce phénomène appelé illusion monétaire a eu des effets économiques considérables dans l'histoire. En effet, pendant la plus grande partie de l'histoire, l'inflation est restée inconnue (non pas qu'elle n'existait pas, mais qu'elle n'était pas mesurée ni prise en compte) et la coutume était de fixer les loyers en monnaie fixe et pour longtemps (parfois même à perpétuité). Les gouvernements, en faisant chuter la valeur de la monnaie pour leur besoins fiscaux, ont aussi transformer des loyers normaux (par exemple "1 sou") en loyers ridicules, pour le plus grand bénéfice des tenanciers et la ruine des possédants (généralement les nobles), avec toutes les conséquences sociales. A d'autres périodes plus rares et plus courtes, en restaurant la valeur de la monnaie, ils ont au contraire susciter des émeutes et même des révoltes, un loyer raisonnable se transformant en charge ruineuse.

Les évolutions de l'inflation peuvent ainsi créer des distortions économiques

Enfin, les humains raisonnent et tiennent compte de tout cela, en sorte qu'ils finissent par donner une importance considérables aux anticipations (ce qu'ils croient, voire ce qu'ils pensent que les autres croient) de l'inflation future. C'est tout particulièrement le cas dans les périodes d'hyperinflation, lorsque la méfiance s'installe et se développe, de sorte que les acteurs, anticipant une dévaluation accélérée, exigent des augmentations de revenus qui nourrissent l'hyperinflation et valident les anticipations les plus pessimistes.

Causes économique de l'inflation

L'inflation est un phénomène sensible dans tous les sens du terme. En effet, chacun d'entre nous se rend compte que les prix ont une tendance naturelle à augmenter (pensez au prix de la baguette ou du ticket de métro). Mais c'est un phénomène sensible pour les politiques puisque l'inflation est un signe de bon ou mauvais fonctionnement économique, avec toutes les conséquences électorales.

Et pourtant, malgré son importance, les causes de l'inflation sont encore le sujet de nombreuses contreverses. En effet, la même conséquence peut résulter de fonctionnements économiques radicalement opposés. Ainsi

De sorte que même si il y a accord théorique sur le fait que telle situation économique engendre telle évolution de l'inflation, il y a toujours plusieurs interprétations possibles à l'inflation mesurée, conduisant à des mesures radicalement opposées.

Voici les causes les plus souvent admises : ;inflation monétaire:une trop grande quantité de monnaie est émise (par exemple, le mark de la République de Weimar en 1923, cas typique d'hyperinflation), ou à l'inverse une trop faible demande de monnaie survient (exemple de l'Europe pendant les épidémies de peste au Moyen Âge) ;inflation par les coûts : le coût d'un produit essentiel augmente de façon notable, ce qui a des répercutions sur les coûts des autres produits ou services (par exemple, la hausse du cours du pétrole à partir de 1973) ; ;inflation par la demande : la demande d'un produit ou d'un service essentiel excède l'offre, et les producteurs augmentent leur prix car il ne peuvent ou ne veulent augmenter la production. ;l'indexation : des accords ou des règles de toutes sortent lient les prix de différents biens et services, avec délais (le temps de publier l'indice correspondant, par exemple). Si le prix d'un élément essentiel augmentent, tous les autres suivent mécaniquement, et les effets retard mettent en place une boucle de rétro-action, un cercle vicieux, chaque effort pour combler la différence créée n'ayant comme seule effet que de mettre en place la prochaine hausse (comme un animal qui courrait après sa queue). ;panique monétaire : la monnaie circulante est maintenant essentiellement du papier ou du métal sans autre usage, et donc sans autre valeur que celle attachée à la confiance des utilisateurs. Si, pour une raison quelconque, ils se persuadent que la monnaie va perdre de sa valeur, on assistera parallèllement à une chute sur le marché des change et à une forte inflation, qui validera l'anticipation inflationniste et la renforcera.

(''attention: cette partie doit être développer).


Pourquoi souhaiter un taux d'inflation bas ?

(à développer) L'inflation d'une part, et l'évolution de l'inflation d'autre part, ont des impacts différents selon la position économique. Tous le monde n'a donc pas forcément intérêt à ce que l'inflation diminue voire disparaisse.

Le point de vue du détenteur de monnaie : l'inflation est un impôt

L'inflation mesure la perte de valeur de la monnaie. Mais cette perte n'est pas une disparition, c'est un transfert vers les emetteurs de monnaie, c'est à dire en pratique l'état dans nos société moderne (et, tellement marginalement qu'on ne les citera que pour mémoire : les faux-monayeurs).

En effet, la valeur de la monnaie correspond très exactement à la quantité de biens produits dans la société, qui n'est pas directement affectée par l'évolution monétaire. L'inflation traduit seulement la dilution de cette valeur sur une quantité de monnaie plus grande, ce qui profite à celui qui a introduit (ou laisser) la monnaie excédentaire.

L'inflation est donc un impôt, qui frappe le détenteur de monnaie, aussi bien liquide que mobilière, aussi bien légale qu'acquise frauduleusement. Par contre, cet impôt épargne relativement les "capitalistes" (détenteurs de biens productifs) aussi bien que les pauvres (par définition peu détenteurs de monnaie).


Le point de vue du préteur : l'accélération de l'inflation ronge le revenu

Le banquier, le rentier, bref le préteur est directement concerné par l'inflation : si, par malheur pour lui, l'inflation devient supérieure au rendement de son prêt, il perd de l'argent.

Le point de vue de l'emprunteur : le risque d'inflation rencherit l'emprunt

Averti du risque d'inflation, (éventuellement parce qu'il a été échaudé) le préteur ne cesse pas forcément son activité, mais il voudrait s'assurer. Or, le risque d'inflation n'est pas assurable, parce qu'il n'est pas aléatoire. C'est donc au préteur de se débrouiller seul, et il le fait en exigeant un rendement supérieur, ou des garanties lourdes (indexation sur une valeur refuge, comme l'or ou une devise étrangère réputée, etc.). Au final, c'est donc l'emprunteur qui supporte le coût supplémentaire.

Le point de vue macro-économique : le risque d'inflation a un coùt global

Voir aussi

Liens externes


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