John Fitzgerald Kennedy
John Fitzgerald Kennedy est né le 29 mai 1917 à Brooklin, Massachusetts, et est mort assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, Texas.
Il est originaire d'une famille américo-irlandaise de neuf enfants. Son père Joseph Kennedy était l'ambassadeur des États-Unis au Royaume Uni avant la Seconde Guerre mondiale, et a été l'homme le plus riche des États-Unis.
John F. Kennedy devient un héros de la guerre, à bord de son patrouilleur PT 109 (au nom qui deviendra mythique), en sauvant 11 de ses 13 coéquipiers, lorsqu'un bateau japonais coupe le patrouilleur en deux. Il reste pendant 30 heures en mer, afin de maintenir en vie certains compagnons gravement brûlés. Il aggrave ainsi une blessure au dos qu'il s'était faite au football américain, et qui le fera souffrir toute sa vie.
Il devient ensuite sénateur, épouse Jacqueline Bouvier le 12 septembre 1953 et écrit trois livres. Il reçoit même le prix Pulitzer en 1957 pour Profiles In Courage. La même année, Caroline nait.
Il est élu président en novembre 1960 avec à peine plus de 100 000 voix d'avance. Son frère, Robert Kennedy qui est son directeur de campagne, devient ministre de la Justice (attorney général). Le 20 janvier 1961, il prête serment, devenant ainsi le 35e président des États-Unis.
En politique intérieure, son programme de « Nouvelle frontière » vise à améliorer le sort des classes modestes et des droits civiques de ses concitoyens noirs. Sur ces objectifs, le président Kennedy se heurte souvent, ce qui est courant aux États-Unis, à un Congrès dont la majorité n'est pas celle de son courant politique. Ici, en l'occurrence, le Congrèe est républicain.
Il milite pour la détente entre les USA et l'URSS, mais fait aussi face à de grandes crises : baie des cochons (avril 1961), construction du mur de Berlin (août 1961), crise des fusées (octobre 1962).
Il milite pour la déségrégation raciale, en prenant pour modèle Abraham Lincoln. Il soutient Martin Luther King, et le rencontre lors de sa marche sur Washington en 1963. Il fait beaucoup pour la conquête de l'espace, en lançant le Programme Apollo (« We choose to go to the moon » - « Nous choisissons d'aller à la lune.»). Son fils John-John (John F. Kennedy, Jr.) est passionné par les fusées.
John F. Kennedy meurt assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, Texas. Lee Harvey Oswald est officiellement reconnu comme son assassin, mais de nombreux doutes subsistent toujours sur cette affaire.
L'attentat contre Kennedy
L'assassinat du président Kennedy provoqua un grand choc dans la société américaine. Les assassinats de Martin Luther King et de Robert Kennedy en 1968 firent à nouveau disparaître des personnages en quête de progrès social.
Nombreux sont ceux qui émirent des doutes sur les conclusions de la Commission Warren (du nom du président de la Cour Suprême) concernant l'unique culpabilité de Lee Harvey Oswald : celui-ci affirmait en effet "avoir été un pigeon" dans l'affaire et prêt à faire des révélations sur les dessous de l'affaire. Il n'en aura guère le temps : dès le lendemain, il est tué en direct devant les caméras par un certain Jack Ruby, connu de la police. On prétend que plusieurs témoins décèdent dans les deux ans qui suivent. Un film tourné par un amateur montre clairement la femme du président cherchant vers l'arrière à retenir des restes de son mari comme si l'un des coups avait été tirés de l' avantet non de l'immeuble où se trouvai Oswald.
Ces doutes s'exprimèrent entre autres au cinéma et dans les fictions télévisées. Le réalisateur Oliver Stone réalisa un film à thèse, JFK. Des créateurs et scénaristes de séries télévisées mirent leurs opinions en images : Donald Bellisario écrivit trois épisodes liés sur Oswald dans sa série Code Quantum, et dépeignant ce dernier de manière négative. Le film français I comme Icare (1979) met en scène une situation comparable à l'attentat. La série à succès X-Files, dans sa tradition du thème de la conspiration, contredit la thèse du tueur unique.
Le magazine français "Science et Vie" illustre involontairement le flottement sur le sujet : quelque temps après l'affaire, il publie un article détaillé à base de considérations balistiques titrant "Pourquoi Oswald n'a pas pu tuer Kennedy". Trente ans plus tard, il en publiera un autre expliquant pourquoi c'est Oswald qui a tué Kennedy... sans faire la moindre référence au premier article !
En France, un livre de la série d'espionnage populaire "SAS" avait été très rapidement publié autour de la théorie du complot. C'est "Le dossier Kennedy'".
Citations
- "Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l'Amérique et non ce que l'Amérique peut faire pour vous"
- "Je suis un Berlinois" (discours prononcé à Berlin-Ouest enclavé au milieu de l'Allemagne de l'Est pour annoncer clairement que les USA ne tolèreraient pas que soit remis en cause le statut occidental du secteur de Pankow).
Encyclopédie de l'assassinat de John F. Kennedy
Article de P.E. Blanrue du Cercle Zététique
[1] et [1] Articles de Pierre Carlier en anglais