The Pédagogie reference article from the French Wikipedia on 27-Jul-2004
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Pédagogie

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La pédagogie peut désigner, selon les auteurs, la "science de l'éducation", les méthodes d'éducation ou encore la théorie de l'éducation. Ce terme dérive du grec παιδαγογια, de παιδος (paidos) "l'enfant" et αγω "conduire, mener, élever". La petite histoire raconte, que ce mot grec désignait la personne (généralement un esclave) accompagnant les enfants sur le chemin de l'école et ceci afin d'éviter de mauvaises rencontres.

Dans le domaine de l'éducation les penseurs ont pris la désagréable habitude de donner des sens différents aux mots, sans toujours les préciser. Il en résulte une grande confusion sur les termes relatifs à l'éducation : le mot pédagogie est souvent confondu avec ceux d'éducation, de didactique. Il désigne par extension toutes les méthodes d'enseignement et toutes les qualités requises pour transmettre un savoir quelconque. Dans ce sens la pédagogie désigne la pratique.

La pédagogie est un mot remontant à 1495, d'après le dictionnaire le Robert. L'Académie française l'admet depuis 1762.

Différentes approches

Apprentissage par problèmes

Coaching

Evaluation formative

Théories pédagogiques modernes

Andragogie


Socio-constructivisme et motivation


Le socio-constructivisme repose sur l'idée selon laquelle l'acquisition de connaissances durables est favorisée par le fait d'être situé dans un champ social. 

La motivation à l'acquisition des connaissances est démultipliéee par le fait d'avoir à gérer des relations sociales: rapports conflictuels. par exemple dont la résolution va de pair avec la résolution du problème cognitif. Ainsi, le fait d'avoir à confronter les points de vue entre deux personnes qui partent de conceptions a priori opposées favorise l'émergence d'un processus de négociation au plan cognitif, mais aussi relationnel, et à l'issue de ce processus, les acteurs du conflit s'approprient véritablement une solution élaborée en commun. La motivation sociale apparaît, donc comme un puissant stimulant de la motivation cognitive.

Histoire

Antiquité

La pédagogie est apparue en Chine, en Mésopotamie, et chez les Hébreux. Dans ces civilisations, la pédagogie est centrée sur la lecture et l'écriture. Son but est de former de bon et loyaux serviteurs de l'État. L'Illiade et L'Odyssée d'Homère proposent une pédagogie fondée sur l'exemple, avec le courage et l'honneur.

L'éducation mêle la formation sportive et militaire à la pratique de la musique et de la danse.

Sparte et Athène

Pour beaucoup d'historiens, le concept décole commence à Athènes. À Sparte, l'éducation est militaire et communautaire (éducation spartiate).

L'éducation athénienne délaisse la guerre au profit du sport et de l'idéal de perfection corporelle. Athènes ajoute la musique, l'écriture, la littérature, la poésie, la philosophie.

Les professeurs sont le pedotribe (professeur de gymnastique) , le citariste (maître de chant), le magister (le maître).

À partir de 14 ans, si les moyens financiers de la famille le permettent, les garçons vont au gymnase et les filles au gynécéé.

Les sophistes

Vème ANC, apparition de l'école des sophistes. référence : L'éducation nouvelle

Pour les sophistes, l'important n'est pas d'avoir la réalité, mais l'important c'est d'avoir 'raison' aux yeux des autres.

A partir du Ve siècle PNC, la pédagogie devient plus intellectuelle. Les professeurs vont de cité en cité pour apprendre aux jeunes de bonne famille comment faire une carrière d'homme d'État. La formation d'Orateur prend une place importante avec la littérature et les mathématiques, au détriment de la morale.

Socrate

Socrate (469 ANC - 399 ANC), lui souhaite développer la morale, au moyen du dialogue.

Platon

Pour Platon, (428 ANC-348 ANC), disciple de Socrate seul l'état à pour rôle de former des citoyens.

Aristote

Chez Aristote (384 ANC-322 ANC), l'éducation des enfants relève de la formation à la vertu et à la vie citoyenne, la tâche du pédagoge consiste à former l'homme en tant que citoyen responsable, ainsi que cela se trouve expliqué dans Éthique à Nicomaque.

l'éducation hellénistique

(de la mort d'Alexandre 323 ANC - à la conquête romaine 168 ANC)

Au fur et à mesure, l'idéal pédagogique des états hellénistes devient la possession d'une culture encyclopédique (omniscience). C'est la culture des sept arts libéraux (grammaire, rhétorique, dialectique, arithmétique, géométrie, musique et astronomie).

l'éducation à l'époque romaine

(de la conquête d'Alexandre, milieu du 2ème siècle ANC à destruction de Corinthe en 146 ANC)

Fin du 3ème siècle ANC : premières écoles à Rome.

référence : L'éducation dans la Rome antique par Gabriel Compayre

Un empereur Romain converti au christianisme fit changer les choses. L'Église prit en main l'éducation.

les écoles païennes
le catéchuménat
voir
catéchuménat

Moyen Âge

(de la chute de l'Empire romain d'Occident en 476 PNC à la renaissance).

Au Moyen Âge, l'éducation reste marquée par l'idéal grec (chasse, tournoi de jeux, musique...), mais la lecture et l'écriture sont réservées aux jeunes filles. La religion chrétienne est également omniprésente.

Aux époques mérovingiennes et carolingiennes, les monastères sont les premières écoles. Au Moyen Âge, le sport et l'esthétique sont dépréciés.

Renaissance

Des transformations radicales se produisent avec l'humanisme. Rabelais propose un idéal du dépassement de soi. L'accent est alors mis sur l'aspect moral, plutôt que religieux. On réaffirme l'importance de l'éducation physique.

Au XVIIe siècle, l'éducation consiste à séparer l'enfant du monde corrompu des adultes (collège de jésuite).

Pour le tchèque Comenius, la pédagogie doit être utile et pour tous.

Au XVIIIe siècle, on revient contre l'enfermement. On veut former les jeunes au monde contemporain.

En France : au siècle des lumières l'enseignement est assuré par des maîtres nommés par l'État, dans des établissements d'État. À ce moment, Rousseau écrit Émile ou de l'éducation (l'enfant doit être soustrait à la société).

Diderot et Condorcet souhaitent la généralisation de l'instruction.

En Suisse, Johann Heinrich Pestalozzi est considéré comme l'un des meilleurs pédagogues de son temps. Il souhaite aider l'enfant dans la vie réelle, mais en la différenciant suivant les classes sociales. Pour lui, la famille est le meilleur milieu éducatif.

Au XIXe siècle, Ernest Renan et Auguste Comte, et l'Anglais Spencer la formation scientifique est l'élément de base de la pédagogie.

En Allemagne : Paul Natrop et Georg Kerschensteiner : Chaque individu doit se former à une fonction détérminée. La communauté doit développer la solidarité, l'instruction civique le respect de l'autorité, et le sentiment patriotique.

XXème siècle

Au XXe siècle, la notion de pédagogie change. La pédagogie devient une pratique, un ensemble de méthodes. Les pédagogues font preuve de psychologie, c'est notamment l'éclosion du mouvement de l'éducation nouvelle qui considère l'éducation comme un acte global de construction de la personne et non comme une simple retransmission de connaissances. En Europe occidentale, on prend en compte l'enfant. En URSS, c'est la dimension sociale.

Aux États-Unis, avec John Dewey, elle est pragmatique, expérimentale, volontariste et socialisante.

L'Apprentissage Collaboratif

La médecine vient aider la pédagogie. Maria Montessori, à Rome, crée la méthode portant son nom pour influencer la psychologie sensori-motrice des écoles maternelles.

En France, l'inspecteur Roger Cousinet avec une méthode de travail libre par groupes, cherche à établir un climat de confiance et de compréhension réciproque. Célestin Freinet est un autre acteur important de l'évolution des pratique pédagogiques françaises, mais l'engagement pro-communiste de ses travaux leur ont longtemps empêché une reconnaissance officielle.

De nos jours, le sens de pédagogie est plus de la manière dont va se faire la formation d'un enfant que de son contenu. Il s'agit tantôt des processus mis en œuvre dans l'acquisition de connaissances, tantôt de l'attitude et de l'action du pédagogue, de celui qui accompagne. C'est à partir de ces conceptions que se comprennent et se classent les différents courants de pédagogies. En ce sens, il s'agit des techniques mises en œuvre dans une action formative ou d'enseignement. Le mot technique englobant ici l'usage que le pédagogue fait de son premier outil: lui-même.

A partir de là, les principales voies qui s'ouvrent à l'élaboration d'une pédagogie sont de différencier que les savoirs seront instruits à un élève ou construits par une personne. Les savoirs instruits sont reliés à la notion d'enseignement alors que les savoirs construits font appel à l'autonomie de l'enfant.

En ce sens, la pédagogie n'est pas uniquement l'œuvre de l'enseignant. Elle serait plutôt l'ensemble des moyens -consciemment mis en œuvre ou non- de la communauté éducative -les co-éducateurs : la famille, l'école, les centres de loisirs, les clubs, sont autant de sphères ou l'enfant fréquente des "pédagogues". C'est le débat qu'a lancé l'équipe des "Carrefours de l'éducation", à Perpignan, en octobre 2003.

le paragraphe suivant provient de éducation, il faudrait le reclasser, mais où ? Certaines personnes estiment que l'éducation ne doit pas être imposée, sans quoi elle se révèle tôt ou tard inefficace et mauvaise pour l'individu, qui se sent opprimé. La libération peut se faire sans violence, mais elle se fait plus souvent avec.
D'après elles, l'éducation doit se faire en groupe, sans supériorité, sans maître, tout le monde doit être élève. Le fait de déclarer savoir plus qu'un autre est déjà une mauvaise éducation, l'enseignement de la supériorité.

Voir aussi