Poitiers
| Région | Poitou-Charentes |
| Département | Vienne |
| Arrondissement | 15 cantons 87 communes 215 777 habitants |
| Cantons | chef-lieu de 7 cantons (12 communes, 127 055 habitants) |
| Nom des habitants | Poitevins |
| Population totale (1999) | 87 012 habitants |
| sans doubles comptes (1999) | 83 448 habitants |
| Unité urbaine (1999) | 119 371 habitants |
| Aire urbaine (1999) | 209 216 habitants |
| Intercommunalité (2004) | Communauté d'Agglomération 123 589 habitants |
| Superficie | 4 211 ha |
Poitiers est une ville de l'ouest de la France, chef-lieu de la région Poitou-Charentes et du département de la Vienne (86).
| Table of contents |
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2 Histoire 3 Économie et transports 4 Culture 5 Administration 6 Jumelages 7 Blasonnement 8 Liens externes |
Le site de Poitiers est un vaste promontoire enserré entre les vallées de la Boivre et du Clain, qu'il domine d'une quarantaine de mètres de haut. Ce promontoire est réuni au plateau par un passage resserré entre les deux vallées, au lieu-dit la Tranchée. Il tire son nom du fossé creusé pour couper ce passage et isoler ainsi le site du pays environnant. Le premier creusement date de l'oppidum gaulois, et il fut maintenu jusqu'au XVIIIe siècle. L'aspect défensif du site est donc prépondérant, mais l'intérêt du site provient également d'une étendue exceptionnelle (2,3 km sur 1,3 km, soit 250 ha) très facilement défendable, jusqu'à l'invention de l'artillerie du moins. Ces deux caractères, étendue et facilité de la défense, ont fait que le site de la ville n'a pas été déplacé à l'époque romaine, comme cela est souvent arrivé (Alésia, Lutèce). Ce vaste espace permettaient en outre de faire paturer les troupeaux à l'abri, puis à partir du Moyen-Age, d'aménager des jardins potagers et des vignes.
Les rivières étaient franchies sur des gués entretenus, sur les sites des actuels pont Joubert et pont Saint-Cyprien. En cas de siège, ils étaient démolis.
Actuellement, la ville de Poitiers s'étend sur le plateau de part et d'autre des vallées, notamment en direction de l'Est (campus, centre hospitalier, zones commerciales et d'habitation) et du Nord (technopole du Futuroscope).
La ville de Poitiers est située sur le Seuil du Poitou, passage peu élevé entre le Massif Armoricain à l'ouest et le Massif Central à l'est. Il s'agit donc d'une voie de passage facile entre le Bassin parisien et le Bassin aquitain. Au site favorable s'ajoute donc une position privilégiée sur une route commerciale et militaire.
Pour un article plus détaillé, voir Histoire de Poitiers
Poitiers a laissé son nom à deux grandes batailles :
La ville existait déjà à l'arrivée de César, sous la forme d'un oppidum gaulois, nommé Limonum, ce qui pourrait signifier les boues. Les Romains l'aménagèrent au Ier siècle de notre ère, la dotant d'arènes, de plusieurs thermes, d'aqueducs, le tout donnant un statut de premier plan à la ville.
Il est probable qu'au second siècle de notre ère, la ville fut la capitale de la province d'Aquitaine.
À la fin du IIIe siècle, une épaisse muraille construite à la hâte ceint la ville, qui est réduite au sommet du promontoire. Avec 42 ha intra muros, contre par exemple 32 ha à Burdigala (Bordeaux), capitale de la province, il s'agit cependant de la plus grande surface ceinte de murailles de la Gaule antique (à comparer toutefois aux 282 ha de Trèves).
Saint Hilaire évangélise la ville au IVe siècle. Les fondations du baptistère Saint-Jean datent de cette époque.
À l'époque médiévale, Poitiers tire parti de son site défensif, et de sa situation géographique, loin du centre du pouvoir franc. Résidence des rois Wisigoths, elle accueille Alaric II avant la bataille de Vouillé, en 507, où il se fit battre par Clovis.
Siège d'un évêché depuis le IVe siècle, la ville est également la capitale du comté du Poitou, dont les comtes dirigent une importante principauté regroupant le Poitou et l'Aquitaine.
Des bourgs fortifiés s'établissent autour de la ville, toujours sur le promontoire : l'abbaye Sainte-Croix, fondée par Sainte Radegonde au VIe siècle ; l'abbaye Saint-Hilaire ; le bourg de Montierneuf, lui aussi construit autour d'une abbaye, au XIe siècle.
Au IXe siècle, le nom de Grand-rue apparait dans les chartes. C'est la plus ancienne trace d'un nom de rue conservée en Europe. Cette rue correspond à la ligne de plus faible pente, et donc la moins fatigante, pour monter du gué (actuel pont) Saint-Joubert au plateau, et elle est un itinéraire remontant à l'Age du Fer. Grossièrement orienté est-ouest, il servit d'axe decuman au quadrillage orthogonal des rues à l'époque romaine. C'est également au IXe siècle que l'abbé Mellebaude fait construire l'hypogée des Dunes.
Aliénor d'Aquitaine fit construire une nouvelle muraille au XIIe siècle longue de 6000 mètres, enserrant tout le promontoire. Elle fut complétée par des barrages sur la Boivre, qui créaient des retenues d'eau permanentes. Une charte communale fut accordée en 1199, et le premier beffroi d'Europe fut construit. Elle fit également des travaux au palais des comtes-ducs et construire un nouveau marché. En 1282, la ville voit son importance confirmée par l'établissement d'un Poids le roi (sorte de bureau des Poids et mesures) en même temps que les villes aux foires importantes de Champagne, Provins et Troyes, et Albi.
La route de Saint-Jacques-de-Compostelle passant par Poitiers, la ville accueille de nombreux pélerins, qui y font halte pour vénérer les reliques de Sainte Radegonde ou de Saint Hilaire.
Au XIVe siècle, la ville échoit en apanage au troisième fils de Jean II le Bon, le duc de Berry (commanditaire des Très riches heures du duc de Berry). Il embellit le palais médiéval des comtes de Poitiers, en y aménageant notamment le donjon (dit tour Maubergeon).
Pendant les heures les plus noires de la guerre de Cent Ans, la ville accueillit le Parlement royal en 1418. C'est également à Poitiers que Jeanne d'Arc fut examinée en 1429 avant de recevoir le commandement de l'ost royal. Profitant de la faveur royale et de la présence de nombreux érudits parisiens exilés, Poitiers obtient la création d'une université en 1431. Celle-ci compte 4 000 étudiants à la fin du XVe siècle.
La ville s'assoupit peu à peu à la Renaissance, et gagne une image de ville vieillote, aux rues tortueuses, qui n'a pas su évoluer. De fait, peu de changements ont lieu à cette époque dans le tissu urbain, à part le percement de la rue de la Tranchée, et la construction de ponts qui remplacent les anciens gués. Quelques hôtels particuliers sont construits à la Renaissance : hôtels Jean Baucé, Fumé, Berthelot, notamment.
Les poètes Joachim du Bellay et Pierre Ronsard sympathisent à l'université de Poitiers, avant de monter à Paris. Seul esprit de valeur qu'elle ait produit après le XVIe siècle, Descartes n'en parle que pour la dénigrer.
La ville tire sa prospérité essentiellement de ses fonctions administratives : justice royale, évêché, monastères, et l'intendance de la généralité du Poitou. C'est d'ailleurs de l'intendance que viennent quelques évolutions à la fin du XVIIIe siècle : le vicomte de Blossac, intendant de 1750 à 1784, fait aménager un jardin (voir espaces verts de Poitiers) à la française. Il fait également abattre la muraille d'Aliénor d'Aquitaine, et aménager des boulevards sur leur emplacement.
Au XIXe siècle, de nombreuses casernes sont construites, faisant de Poitiers une ville de garnison, loin des frontières : quartier d'Aboville (instruction des recrues) aux Dunes, parc d'Artillerie et parc à fourrage, quartier Dalesme dans l'ancien monastère de Montierneuf (cavalerie), caserne Rivaud (125e régiment d'infanterie), création d'un champ de tir à Vouillé.
Vous pouvez consulter l'ouvrage Poitiers, une histoire culturelle, 1800 - 1950, de Thierry Pasquier, vient de paraître aux éditions de l'Actualité scientifique Poitou-Charentes (Espace Mendès France, Poitiers).
Bien que la ville ait connu un déclin à l'époque moderne, elle conserve des monuments de toutes les époques.
Le dolmen de la Pierre levée, devant lequel passa ensuite la voie romaine Poitiers-Avaricum-Lyon.
La ville de Poitiers a une ancienne tradition universitaire. L'université de Poitiers a été fondée en 1431 et a accueilli un grand nombre de penseurs renommés.
Poitiers est actuellement l'une des villes les plus étudiantes de France, en considérant la proportion d'étudiants à la population totale. Elle accueille des facultés de sciences, géographie, histoire, langues, des écoles d'ingénieurs (l'ENSMA et l'ESIP).
Depuis 1991, l'ENSMA et une partie de la faculté des sciences (le SP2MI) ont été relocalisés sur le site du Futuroscope afin de développer cette technopole.
Le CESCM (Centre d'Études supérieures de civilisation médiévales) est un pôle de recherche de référence dans son domaine, il est hébergé dans l'hôtel Berthelot du XVe siècle.
La communauté d'agglomération de Poitiers mène un effort d'extension des espaces verts, notamment le long des vallées du Clain et de ses affluents. Ces terrains autrefois construits sont souvent en zone inondable. Ces nouveaux espaces verts s'ajoutent aux squares et jardins publics plus anciens.
Voir Espaces verts de Poitiers
Poitiers est chef-lieu de sept cantons:
Malte-Brun, dans la France illustrée, tome V (1884), rapporte deux blasonnements :
Le Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes rapporte le premier de ces blasonnements, énoncé différement :
Géographie
Site
Situation
Histoire
Batailles
Voir l'article Poitou pour les autres batailles du seuil du PoitouAntiquité
Moyen-Âge
Du XVIe siècle à nos jours
Économie et transports
Culture
Monuments
Préhistorique
Antiques
Médiévaux
XIXe et XXe siècle
C'est au XIXesiècle que furent démolis de nombreux monuments poitevins :
Ces destructions s'ajoutent à la suppression des murailles médiévales, par l'intendant de Blossac, pour permettre l'aménagement de boulevards.Musées
Manifestations culturelles
Éducation
Espaces verts
Administration
La communauté d'agglomération de Poitiers regroupe 10 communes:
Biard, Buxerolles, Chasseneuil-du-Poitou, Fontaine-le-Comte, Mignaloux-Beauvoir, Migné-Auxances, Montamisé, Poitiers, Saint-Benoît et Vouneuil-sous-Biard.Jumelages
Blasonnement
- Les trois fleur de lys d'or remplacent (ou surchargent) les trois besants du chef lorsque la ville est rattachée au royaume de France. Elle les conserve sous domination anglaise.-Liens externes
