The Premiers secours routiers reference article from the French Wikipedia on 27-Jul-2004
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Premiers secours routiers

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Cet article fait partie de la série
Premiers secours
Avertissement :
rien ne saura remplacer une par un .
Les premiers secours sont avant tout une démarche et un état d'esprit plus qu'un ensemble de techniques.
Avant l'accident
Trousse de secours
En cas d'accident, de malaise
Secours organisés
Secourisme
Premiers secours en équipe et avec matériel
Premiers secours routiers
Voir aussi
Sapeur-pompier
Médecine d'urgence
Samu
Secours paramédicaux
Méta

Les premiers secours routiers désignent les gestes de premiers secours adaptés au contexte de la voie publique, et en particulier des accidents de la circulation.

Notons qu'en ce qui concerne le vocabulaire, les français distinguent :

Le présent article traite des deux sujets.

Table of contents
1 Témoins seul et sans matériel
2 Secours en équipe
3 Formations

Témoins seul et sans matériel

L'action d'un témoin d'un accident de la circulation est la même que pour tout accident :

  1.  ;
  2. ou faire alerter les secours ;
  3. .
Cependant, les risques spécifiques et la configuration impose certaines adaptations.

Protéger

La protection consiste :

Durant toute l'intervention, il faut bien faire attention à la circulation, et porter de préférence des vêtements visibles: couleurs vives le jour, couleurs claires la nuit.

Voir l'article détaillé : .

Alerter

Le principal problème de l'alerte est de se localiser, notamment lorsque l'on est sur une route que l'on ne connaît pas. Il est pour cela plus sûr d'utiliser une borne d'appel d'urgence sur une autoroute ou une voie express, ou un téléphone fixe d'un domicile ou d'un commerce proche : le numéro de la borne permet à l'interlocuter de localiser l'appel.

Voir l'article détaillé :

Secourir

Si l'on est formé aux gestes de premiers secours, il faut les adapter à la configuration. Le cas d'une victime allongée sur la chaussée ou sur le bas-côté (piéton, deux roues, personne éjectée) est assez proche des situations d'accident domestique.

Les blessures sont souvnt multiples, il faut donc, en attendant les secours, traiter en priorité les détresses vitales : hémorragie, inconscience, arrêt de la respiration. On soupçonnera toujours une atteinte traumatique du dos, on interdira donc de bouger la victime et on maintiendra systématiquement la tête dans la position dans laquelle on a trouvée la personne, sauf si celle-ci est inconsciente. Les autres atteintes (plaies, brûlures) sont secondaires et seront prise en charge par les secours.

Se pose cependant le problème du casque :

Dans le cas d'une personne dans un véhicule se pose le problème : Il faut bien penser à interroger les personnes impliquées pour savoir combien de personnes étaient dans le véhicule ; en effet, des personnes peuvent avoir été éjectées hors de vue. Penser aussi à interroger les témoins à ce sujet.

Dans le cas d'un accident collectif (par exemple un accident de car), on s'attachera en priorité à s'occuper des personnes valides afin de les regrouper dans une zone de sécurité en attendant les secours, et ce d'autant plus qu'étant choquées psychologiquement, les impliqués n'ont pas leur capacité de réflexion et peuvent déambuler sur la chaussée ; il vaut mieux éviter de nouvelles victimes plutôt que de se focaliser sur une seule détresse.

Secours en équipe

Intervention-type

Moyens engagés

L'accident de la circulation, ou AVP (accident sur la voie publique) est un chantier qui présente des risques particuliers : risque de collision par un autre véhicule (suraccident), risque d'incendie (électricité de la batterie+essence), blessure des intervenants par les débris (verre, tôle), et ce notamment sur les voies express et autoroutes (vitesses de circulation plus élevées).

Il y a typiquement plusieurs acteurs présents sur le terrain :

La taille du dispositif dépend bien entendu de l'importance de l'accident.

L'engagement minimal pour un accident sur une voie express est en général :

Il est fréquent d'avoir également :

Risques de collision

La première préoccupation est le risque de collision — on se souviendra du drame de Loriol : en novembre 2002, sur l'autoroute A7, malgré le balisage, une voiture percute des sapeurs-pompiers intervenant sur un accident, causant cinq décès. Les sapeurs-pompiers étant souvent là avant les services chargés du balisage, ils mettent en place leur propre balisage.

Le véhicule de balisage est un véhicule léger (VL) ou un utilitaire (camionnette) muni de gyrophares ou feux clignotants orange et d'un panneau lumineux portant un message de type « Accident - ralentissez ».

Le véhicule de secours routier, garé juste avant l'accident, met en place des cônes de Lubeck (cônes en plastique orange et blanc), et monte le gyromât : un gyrophare bleu fixé sur un mât télescopique, visible de loin. Le gyromât porte par ailleurs des projecteurs de lumière qui permettent d'éclairer le chantier la nuit.

Les intervenant portent tous un gilet haute visibilité (orange fluo avec des bandes rétro-réfléchissantes).

Risque de feu

La seconde préoccupation est le risque d'incendie. Le personnel du VSR coupe donc les fils de la batterie, et une personne est chargée de la protection incendie (petite lance du VSR en main, extincteur à proximité). Dans certains modèles de voiture haut de gamme, les batteries ne sont pas sous le capot (mais sous le siège ou dans le coffre), certains modèles disposent de plusieurs batteries, ce qui complique la tâche.

Risque de mobilisation

La troisième préoccupation est la stabilisation du véhicule. Le personnel du VSR place des cales sous le châssis, puis coupe les valves (si le véhicule est sur les roues) ; ainsi, le véhicule repose sur les cales, les suspensions ne bougent plus, on supprime un risque d'aggravation des blessures des victimes.

Accès aux victimes

La quatrième préoccupation est l'accès aux victimes.

Un personnel du VSAV, appelé « écureuil », essaie de se faufiler dans le véhicule par les ouvertures accessibles (portes si possible), afin de faire le bilan de la ou les victimes, et d'assurer les premiers soins : arrêt des hémorragies, maintien de la tête et du masque à oxygène, rassurer.

Si nécessaire, les membres du VSR découpent ou écartent la tôle, enlèvent le pare-brise ou la lunette arrière pour permettre l'accès aux victimes.

La présence de dispositif de sécurité passive (coussins gonflant à explosif type Airbag®) complique la tâche et présentent un réel danger pour l'écureuil, d'autant plus qu'ils ont une alimentation indépendante et restent actifs une fois la batterie coupée (seuls les coussins avants sont alimentés par la batterie).

A ce stade, l'équipe médicale du Smur peut commencer la médicalisation (pose de perfusion, intubation...) pendant que se déroule la désincarcération.

Dégagement des victimes

La cinquième préoccupation consiste à dégager la victime, c'est la désincarcération. La déformation de la tôle peut empêcher de sortir la victime (la victime est dite « piégée »), mais elle peut aussi blesser la victime (la victime est dite « incarcérée »), par exemple, le tableau de bord vient comprimer les jambes, le volant comprime la poitrine... Il faut donc en priorité « redonner du volume » à l'habitacle.

Donc, le personnel du VSR coupe et écarte les parties qui gênent, avec des pinces et des écarteurs hydrauliques ou électriques. Si nécessaire, on enlève le toit en coupant les montants (césarisation). Le risque de déclenchement des sécurités passives, ainsi que la possible présence de canalisation GPL sous le châssis, compliquent la tâche.

Une fois la voie libre, on abaisse le dossier (éventuellement en coupant les montants), et l'on glisse un plan dur, c'est-à-dire une planche, en bois sous la victime (planche dite « Ollivier » ou « Berbier-King »). Cette planche permet de conserver la rectitude de la colonne vertébrale (tête-cou-tronc). La victime sur la planche est ensuite hissée par l'arrière et conditionnée pour son évacuation (immobilisation sur un brancard avec un matelas à dépression type matelas coquille®, ou bien immobilisation sur la planche par sanglage et mise en place de cales-tête latéraux).

On peut auparavant poser une sorte corset à lattes (type KED®) qui améliore le maintien de la colonne vertébrale, et permet éventuellement une évacuation sur le côté, sans planche.

Formations

En France

Aux États-Unis

PHTLS (prehospital trauma life support)