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Province romaine

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Les provinces romaines sont des divisions administratives de la Rome antique.

Table of contents
1 Étymologie et historique
2 L'Empire romain
3 La liste des provinces jusqu'en 30 ap. J.-C., selon Velleius Paterculus
4 Lien externe

Étymologie et historique

À l'origine, la provincia désigne le territoire à l'intérieur duquel le Sénat autorise un magistrat supérieur à exercer son imperium (provincia : pour vaincre, équivalent de notre Théâtre d'opérations extérieur). À partir de 227 av. J.-C le terme provincia prend le sens d'un commandement hors d'Italie puis possession du peuple romain hors d'Italie. Les provinces sont organisées en vertu d'une Lex provincialis, proposée par le général romain victorieux.

Dans un premier temps, le gouvernement est attribué à un préteur élu par le peuple romain, pour un an. Ensuite sont nommés gouverneurs des magistrats sortis de charge, pour lesquels sont créées les promagistratures : propréteurs et proconsuls. En 81, Sylla restreint les gouvernements provinciaux aux seuls promagistrats.

La fonction n'est pas rémunérée, mais elle rapporte néanmoins de l'argent. Des abus furent commis et donnèrent lieu à des procès comme celui des Siciliens contre Verrès, ou à des révoltes comme en Asie.

Chronologie des créations sous la République

PC : province gouvernée par un proconsul ; PP : province gouvernée par un propréteur

L'Empire romain

Sous le Principat d'
Auguste, le 16 janvier 27 av. J.-C., les provinces sont partagée entre l'empereur, provinces impériales (provinciæ Cæsaris), et le Sénat, provinces sénatoriales (provinciæ Senatus et populi). Au fil des gains territoriaux et des découpage des provinces les nouvelles provinces seront répartie entre ces deux autorités. Le Sénat se voit traditionnellement attribué des provinces anciennement pacifiée, l'empereur gardant les provinces situées aux frontières de l'empire.

Les premières sont mal soumises et possèdent des garnisons, les gouverneur sont des légats propréteurs (legati Augusti pro praetore) sans limite fixée de charge - au bon vouloir de l'empereur. S'il n'y a qu'une légion, son gouverneur est un légat d'Auguste propréteur de rang prétorien, s'il y en a deux, c'est un propréteur de rang sénatorial. Les provinces dites procuratoriennes (en général de petite taille, considérées comme moins importantes et moins romanisées) ne comptent pas de légions mais uniquement des corps auxiliaires ; elles sont gouvernées par un chevalier : le procurateur-gouverneur ou praeses. Contrairement aux sénateurs il ne possède pas le ius gladii (droit de vie et de mort sur des citoyens romains), sauf autorisation de l'empereur. L'Égypte est un cas à part : depuis Actium (-31) elle est considérée comme pratiquement une propriété de l'empereur. Elle est gouvernée par un préfet de rang équestre (préfet d'Égypte) : il est à la fois gouverneur et commandant en chef des légions. Les sénateurs sont interdit d'accès à l'Égypte.

Les secondes sont pacifiées, dépourvues de troupes. Leurs gouverneurs sont des promagistrats nommés pour un an par le Sénat. Ces promagistrat sont pour la plupart des propréteurs, sauf l'Afrique - parfois dite « Afrique proconsulaire » - et l'Asie. L'attributation de ces provinces se fait par tirage au sort au Sénat. Le gouverneur est aidé par le legatus pro praetore (légat pro-préteur) de rang questorien. Il n'y a pas de légion dans les provinces sénatoriales.

Le Sénat reçut : Afrique, Asie, Sicile, Bétique, Narbonnaise, Macédoine, Achaïe, Chypre, Crête, Cyrénaïque, Pont, Bithynie
Le Prince reçut : Hispanie citérieure et Ultérieure, Syrie, Bretagne, Mésie, Dalmatie, Gaules, Cilicie, Sardaigne et Corse, Égypte

Les créations de nouvelles provinces sous l'Empire

Ensuite il n'y a plus de création de province par conquête, les créations se font par morcellement. Par exemple la Gaule Lyonnaise est divisée en 4 provinces, la Belgique en 3.

La liste des provinces jusqu'en 30 ap. J.-C., selon Velleius Paterculus

Velleius Paterculus nous fait connaître la liste des provinces romaines jusqu'en 30 Ap. J.-C. dans son Histoire romaine en deux livres (traduction P. Hainsselin et H. Watelet) :

XXXVIII. - Il ne parait pas contraire au plan du travail que nous nous sommes proposé, de rappeler brièvement ici quels peuples furent rendus tributaires et quelles nations réduites en provinces et quels furent les chefs qui les vainquirent. Ainsi ces événements que nous avons signalés à leur place apparaîtront plus nettement dans leur ensemble.

Le premier qui fit passer une armée en Sicile fut le consul Claudius, mais ce n'est qu'après la prise de Syracuse, environ cinquante-deux ans plus tard, que Marcellus Claudius fit de la Sicile une province.


Régulus fut le premier qui passa en Afrique, ce qui eut lieu vers la neuvième année de la première guerre punique. Deux cent quatre ans plus tard, Publius Scipion Emilien, après avoir détruit Carthage, réduisit l'Afrique en province, il y a de cela cent quatre-vingt-deux ans.

Entre la première et la seconde guerre punique, le consul Titus Manlius qui commandait alors la Sardaigne lui imposa définitivement la domination romaine. Voici une preuve incontestable du caractère belliqueux de notre nation. Le temple de Janus aux deux têtes, dont la fermeture est la preuve certaine de la paix, ne fut fermé qu'une première fois sous les rois, une seconde sous ce même consul Titus Manlius et une troisième sous le principat d'Auguste.

Cneius et Publius Scipion furent les premiers à conduire leurs armées en Espagne; ce fut au début de la seconde guerre punique, il y a de cela deux cent cinquante ans. Par la suite ce pays fut tour à tour partiellement occupé et souvent perdu. C'est Auguste qui le rendit tributaire dans son entier.

La Macédoine fut soumise par Paulus, l'Achaïe par Mummius, l'Etolie par Fulvius Nobilior. L'Asie fut arrachée à Antiochus par Lucius Scipion, frère de Scipion l'Africain, mais par une libéralité du sénat et du peuple romain, elle devint bientôt possession de la dynastie des Attales; enfin Marcus Perpenna, après s'être emparé d'Aristonicus, la rendit tributaire. On ne peut attribuer à personne la gloire d'avoir vaincu Chypre. C'est en effet une décision du sénat dont l'exéution fut confiée à Caton, qui fit de cette île une province, après que son roi se fut suicidé.

Notre général Métellus punit la Crète en lui enlevant la liberté dont elle avait si longtemps joui. Les provinces de Syrie et du Pont sont les témoins de la valeur de Cneius Pompée.


XXXIX. - Les premiers qui pénétrèrent en Gaule avec une armée furent Domitius et le petit-fils de Paul-Emile, Fabius qui reçut le surnom d'Allobroge. Peu après, au prix de lourdes pertes, nous avons à plusieurs reprises tenté puis abandonné la conquête de ce pays. Mais c'est là que César accomplit son exploit le plus éclatant. Sous son commandement et sous ses auspices, la Gaule fut domptée et elle paye le même honteux tribut que le reste du monde. César vainquit aussi la Numidie. 

Isauricus acheva la conquête de la Cilicie et après la guerre d'Antiochus, Manlius Vulso acheva celle de la Galatie.

La Bithynie fut, comme nous l'avons dit, laissée en héritage par le testament de Nicomède.

Outre l'Espagne et les autres peuples dont les noms décorent le forum qu'il bâtit, le divin Auguste rendit l'Egypte tributaire et versa au trésor une somme presque égale à celle que son père avait apportée de Gaule.

Tibère César qui avait arraché aux Espagnols l'aveu définitif de leur soumission, arracha le même aveu aux Illyriens et aux Dalmates. La Rhétie, le pays des Vindélices, la Norique, la Pannonie, le pays des Scordisques furent les nouvelles provinces qu'il rangea sous notre pouvoir. Ces peuples furent vaincus par les armes. Quant à la Cappadoce, la renommée de César suffit à la rendre tributaire du peuple romain.

Lien externe