The Putsch de l'OAS reference article from the French Wikipedia on 27-Jul-2004
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Putsch de l'OAS

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Le Putsch des généraux est un putsch fomenté le 23 avril 1961 par une partie de l'armée française en Algérie, conduite par quatre généraux (Salan, Challe, Jouhaud et Zeller), lorsqu'elle apprit que le gouvernement négociait en secret l'indépendance de l'Algérie avec le FLN.

En 1961, un référendum organisé en métropole donne la majorité en faveur de l'autodétermination de l'Algérie. Des négociations secrètes ont été ouvertes entre le gouvernement français et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) lié au Front de libération nationale. L'armée, qui avait mené, sous la direction de plusieurs gouvernements, 7 années de repression et subi de nombreuses pertes, se sentit trahie par le pouvoir parisien et par le Général de Gaulle, et s'opposa aux projets d'indépendance de l'Algérie.

L'OAS (Organisation armée secrète) frappe "où elle veut et quand elle veut" contre les partisans du lâchage de l'Algérie. Ainsi, le maire d'Évian, Camille Blanc, est assassiné parce que sa ville allait accueillir les négociations.
Le 21 avril, les généraux Salan, Zeller, Challe et Jouhaud, secondés par les Colonels Argoud, Ortiz, Gardes, Susini, prennent le contrôle d'Alger. Challe y critique alors la "trahison et les mensonges" du gouvernement envers les Algériens qui lui ont fait confiance, et annonce que :
"le commandement réserve ses droits pour étendre son action à la métropole et reconstituer un ordre constitutionnel et républicain gravement compromis par un gouvernement dont l'illégalité éclate aux yeux de la nation".

De Gaulle prononce alors un discours le surlendemain, et appelle les Français à refuser la tentation du coup d'État :
"Un pouvoir insurrectionnel s'est établi en Algérie par un pronunciamento militaire. (...) Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite. Il a une réalité : un groupe d'officiers, partisans, ambitieux et fanatiques".
Le 24, Michel Debré appelle la population à se rendre sur les aéroports "à pied, à cheval et en voiture" pour repousser les putschistes ; La panique du gouvernement gaulliste lui fera organiser des distributions d'armes aux civils.

Progressivement, les troupes ayant suivi les Généraux se rendront. Un tribunal militaire condamne Challe et Zeller à 15 ans de réclusion. Ils seront amnistiés et réintégrés dans leurs dignités militaires 5 ans plus tard. Salan et Jouhaud s'enfuieront, avant d'être condamnés à la prison à perpétuité.