Racialisme
Le racialisme se veut la "théorie scientifique des races humaines". La théorie est donc contestée car, selon certains, affirmer l'existence de différentes races dans l'espèce humaine, relève de l'idéologie et non de la science. Tout débat sur la question reste de toute façon difficile en raison du lien avec le racisme.
Ce mot d'origine récente (début du XXe siècle) n'apparaît pas dans les dictionnaires et n'est pas reconnu par l'Académie française.
Pour certains, il s'agirait d'un mot servant à camoufler des idées proprement racistes sous une apparence politiquement correcte, de façon notamment à ne pas se faire poursuivre pénalement dans les pays où les propos à caractères racistes sont sanctionnés par la loi.
Pour d'autres, il s'agit d'un terme bien différencié du mot racisme, permettant de ne pas faire l'amalgame entre la théorie contestée de l'existence des races humaines, et toute autre idée sur les conséquences et éventuelles mesures à prendre (supériorité de telle ou telle race sur une autre, de manière générale ou dans un domaine particulier ; implications politiques, pour ou contre les hybridations, etc.).
Dans l'état actuel des connaissances, il est unanimement reconnu que l'espèce humaine (homo sapiens sapiens) n'a aucune sous-espèce (ou race).
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2 théoriciens |
Toutefois, il semble que ces deux groupes n'était pas seulement de races différentes, mais bien d'espèces différentes, la très longue durée de coexistence entre eux (plusieurs milliers de générations dans les mêmes endroits) impliquant une absence de fécondation mutuelle.
D'un point de vue purement hypothétique, la survie des homo sapiens neandertalensis jusqu'à nos jours auraient posé un interressant problème pratique aussi bien aux racistes qu'aux anti-racistes...
De toute façon, la plupart des groupes humains se sont trop mélangés pour que le concept de race leur soit applicable. L'homme moderne (homo sapiens sapiens) est une espèce très jeune à l'échelle de l'évolution, avec des périodes d'isolement des différents peuples courtes, et beaucoup de mélanges. Seuls des groupes isolés, et numériquement très petits, auraient pu générer des différences significatives avec les autres, et justifier l'existence de sous-espèces (races) valides d'un point de vue taxonomique, c'est-à-dire présentant des différences génétiques significatives tout en restant fécondes entre elles.
Ceci d'autant plus que, si l'homme a mis en place pour des espèces animales et végétales des opérations de sélection génétique et de fixation de races, pour l'espèce humaine il ne l'a pas (encore ?) fait avec une ampleur significative.
D'autre part, l'espèce humaine se caractérise par une très forte dimension culturelle, de sorte que le concept le plus pertinent est celui d'ethnie plus que celui de race.
Parmi les premiers théoriciens des races, on peut citer Boulainvilliers, Blumenbach et Pierre-André Taguieff.
La dernière théorie racialiste date de 1944. Il s'agit de la classification de Georges Valois qui divisait les humains en quatre groupes d'égale valeur appelés "races".
Ce que les races ne sont pas
Race et couleur de peau
La couleur de la peau n'est notamment pas un critère objectif de classification des humains, car il existe toute une palette de colorations qui ne peuvent être réduites à de simples catégories. Il n'existe pas d'homme noir, ni même d'homme blanc, mais simplement des teintes de couleur variables selon les concentrations en mélanine et autres pigments, et d'ailleurs variables pour un même individu selon son exposition aux radiations (en pratique, aux rayons solaires) (bronzage).Races et préhistoire
La majorité des biologistes estiment que les derniers êtres humains (du genre Homo) ayant des caractères génétiques différents à avoir coexisté sont les homo sapiens sapiens et les homo sapiens neandertalensis il y a plus de 30000 ans. Races, génétique et ethnie
La théorie du racialisme n'est pas reconnue par la communauté des généticiens dans le cadre où elle s'inscrit, qui est celui des règnes du vivant. D'une façon générale, l'appartenance à une race se définit par des interactions entre de nombreux gènes. Il n'existe pas plus de gène du "teckel" ou de "berger allemand", que de gène de "pygmée" ou "d'esquimau". En l'état actuel, la génétique n'est donc pas capable de définir sans arbitraire le concept de race. théoriciens
Hervé Le Bras s'est intéressé aux modalités du racialisme et de la raciologie lors de ses travaux sur l'idéologie démographique. Parmi les hommes de science ou de pouvoir approuvant cette idéologie, il a indiqué Vacher de Lapouge (darwiniste social et socialiste), R. Fisher, (démocrate et eugéniste négatif), Rivet (croyant à la hiérarchie des races et vice-président de la ligue des droits de l'homme), Alexis Carrel (médecin et eugéniste négatif).Lectures