Racisme
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Le mot racisme se rapporte a un ensemble de pratiques, de croyances ou d'institutions qui opèrent une discrimination négative entre les êtres humains en fonction de leur appartenance supposée à telle ou telle race. Le racisme est aussi l'opinion selon laquelle la race détermine, avant toute autre caractéristique, les capacités d'un être humain, et qu'il convient donc de les traiter différemment selon leur race.
Le racisme est aussi une théorie établissant un lien direct entre l'appartenance supposée d'un être humain à une race (ou sous-espèce) et ses caractéristiques physiques, intellectuelles ou morales. En ce sens strict, qui ne se réfère qu'à l'étude de faits biologiques (d'ailleurs discutés), on préfèrera le terme de racialisme, car les théoriciens du racisme se sont généralement moins intéressés à la pure biologie humaine qu'aux conséquences sociales de l'existence des races et aux éventuelles mesures à prendre.
De ce fait, le racisme est généralement assimilé à une idéologie se fondant sur l'hypothèse racialiste pour justifier une relation d'ordre univoque sur l'ensemble des humains, justifiant et même nécessitant la mise en place de différences légales (ségrégation sociale et culturelle, discrimination politique, etc.), au nom des différences biologiques de groupe. Historiquement, il s'agissait généralement de justifier le droit (et même le « devoir ») pour une race d'en dominer une ou plusieurs autres, notamment dans un cadre colonial. Soulignons toutefois qu'indépendamment de toute relation d'ordre entre les races, mais dans le cadre d'un certain eugénisme, le racisme a également désigné le droit pour un groupe à se « protéger » contre les conséquences supposées néfastes pour les générations futures d'un « abâtardissement ».
Dans le langage courant, on utilise improprement le mot racisme pour parler de discriminations fondées sur d'autres critères tels la religion, la langue, le milieu social, etc.
L'anti-racisme s'applique généralement à réfuter l'hypothèse de l'existence des races (Cf. racialisme), plus qu'à réfuter les éventuelles actions proposées.
On englobe parfois dans le terme « racisme » des attitudes ou comportements distinguant entre les personnes suivant leur origine sociale ou culturelle.
Le mot « raciste » est, de nos jours, sauf dans certains milieux peu nombreux, très négativement connoté, et est notamment associé aux théories nazies. Pour cette raison, le terme « raciste » est souvent utilisé à des fins polémiques à l'égard de personnes prônant des distinctions légales fondées sur la nationalité, voire l'origine culturelle, quand bien même ces distinctions ne feraient jamais appel à un concept racial ou génétique.
Antérieurement au racisme européen du 19e et 20e siècles, d'autres théories utilisent la notion de transmission héréditaire pour justifier des discriminations. Parmi celles-ci :
- L'hindouisme : qui repose sur un système de castes héréditaires imperméables,
- les cultures antiques grecques et romaine (systèmes de castes simplifiés)
- La monarchie, le droit d'aînesse, la noblesse héréditaire : les droits des personnes sont fonction de la naissance,
- les régimes dits « communistes » ont parfois considéré que des enfants de « bourgeois » étaient ipso facto des bourgeois.
Le racisme peut autant être le fait d'un individu que d'un groupe.
Le racisme à l'échelle individuelle est le refus d'une personne plutôt que d'une autre dans le cadre de relations publiques (embauche, admission dans un établissement commercial ,etc.), en raison de son appartenance ou de sa non-appartenance à un groupe supposée impliquer son infériorité.
À l'échelle de la cité cela peut s'exprimer de différentes façon. Cela peut être explicite comme les différences légales de traitement des citoyens en fonction de leur race ou caste (cas de l'Apartheid). Ou alors informel, ce qui peut être lié à la pression sociale ; qui embaucherait un vendeur que les clients rejetteraient ?
La lutte contre le « racisme » suppose d'abord de bien définir ce que l'on combat, dans la mesure où sous ce terme on confond généralement deux propositions distinctes :
La notion de différents type de racisme est un argument fallacieux répandu par les groupes xénophobes ayant pour objectif de permettre de défendre la notion de racisme acceptable, et éventuellement de faire valoir le racisme dont seraient victimes les xénophobes.
Dans le premier cas, on peut toujours faire admettre qu'il existe une discrimination acceptable comme celle qui existe entre les « bons » et les « mauvais », les « grands » et les « petits », les « automobilistes » et les « piétons »... Ainsi, vous pourrez toujours agréer qu'il existe un « racisme » acceptable. S'il en existe un acceptable entre le bien et le mal, pourquoi ne peut on admettre que le progrès de la science ne nous permettra pas de mettre un visage sur ces notions ? Entre nous, n'avez vous jamais remarqué que ce qui choque le plus quand l'on voit un criminel c'est qu'il n'a jamais la gueule de l'emploi ?
Dans un deuxième temps, le racisme étant statistiquement bien réparti dans les groupes sociaux, qui que vous soyez vous pouvez toujours trouver des groupes ou individus pour lesquels vous représentez la « race » supérieure ou inférieure à haïr ou vénérer sur des critères arbitraires. Il est donc facile de justifier son racisme par le racisme des autres. Le racisme serait légitime comme mécanisme de défense des victimes du racisme. Ainsi, le racisme s'entretient d'autant plus facilement quand il y a des personnes dans au moins deux groupes
différents au sens du racisme pour y donner corps.
Le racisme est perçu et défini différemment selon les pays.
Pour la plupart des pays occidentaux, la discrimination et le racisme sont beaucoup plus que des délits, punis pénalement, ils représentent également une atteinte aux valeurs qui fondent la démocratie. Celle-ci reconnaît l'égale dignité de chaque citoyen à participer à la chose publique, à poursuivre son bonheur et son épanouissement indépendamment de sa naissance.
En France, par exemple, le législateur n'a cessé au fil du temps, et particulièrement après la Seconde Guerre mondiale, de compléter le dispositif législatif afin de réprimer plus efficacement toutes les formes de racisme, d'antisémitisme et de xénophobie. Il a pour cela créé un certain nombre d'incriminations d'une part dans le code pénal, d'autre part dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et dans la loi relative à la communication audiovisuelle.
Un certain nombre de mouvements politiques prônent dans le monde la suprématie de certaines races supposées sur d'autres. En Europe et en Amérique du Nord, ce sont le plus souvent des groupes néo-nazis se réclamant d'Adolf Hitler. Le plus connu de ces groupes est le Ku Klux Klan, qui sévit aux États-Unis et prône la suprématie de la « race blanche ». Les néo-nazis se réfèrent aussi souvent à l'existence d'une « race aryenne ».
Ces dernières années, les mouvements racistes européens se dissimulent derrière une nouvelle idéologie : l'ethno-différencialisme. L'ethno-différencialisme prône la séparation entre les différentes ethnies et défend le concept de nation « ethniquement pure », en l'occurrence l'idée d'une Europe ethniquement pure, débarassée du judaïsme et des populations asiatiques, arabes, ou africaines.
En France, le courant ethno-différencialiste est représentée par :
En rapport avec la notion de race :
Racisme individuel, racisme d'état
Histoire
Le racisme a, au cours de l'histoire, justifié de nombreux massacres et traitements discriminatoires :
Lutte contre le racisme
Il y a donc trois groupes d'anti-racistes
Les différents types de racisme
Racisme et législations
Psychiatrie
La xénophobie est, dans le domaine de la psychiatrie, une phobie, et non la simple idéologie que ce terme désigne au sens ordinaire.Mouvements racistes
Le Front National, généralement présenté comme un parti raciste, reconnaît le caractère multiethnique et multiracial de la France. Il prône cependant l'expulsion des étrangers résidant sur le territoire national. Le Front National est aussi partisan de retirer la nationalité française aux enfants d'immigrés, ce qui signifierait au final, si son programme était appliqué, l'expulsion de la plupart des enfants d'immigrés. Pour cette raison, le Front National peut être lui aussi considéré comme un parti ethno-différencialiste et raciste, car défendant le principe du « droit du sang ».
Voir aussi
Idéologies dérivées du racisme :
Autres types de discriminations :