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Science-fiction

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Thèmes et genres

Table of contents
1 Essai de définition
2 Historique
3 Thèmes et genres de la SF
4 Rapports entre la science et la science-fiction
5 Liens externes

Essai de définition

La science-fiction est un genre artistique populaire à fort succès, dont les limites sont floues. Genre littéraire à ses débuts, il s'est ensuite étendu à la bande dessinée, à la radio, au cinéma, à la télévision et aux jeux vidéo, ainsi qu'aux arts plastiques en général (peinture, sculpture, bien que surtout représenté dans ce que l'on pourrait appeler de « l'art illustratif » comme des couvertures de disques ou des affiches décoratives, posters). Le terme science-fiction est quant à lui apparu en 1929 aux États-Unis ; auparavant, on employait plusieurs termes qui recouvraient les œuvres de Jules Verne et H.G. Wells, dont certaines avaient été reprises dans la revue pionnière du Luxembourgeois Hugo Gernsback. Des expressions telles que roman scientifique (scientific romance en anglais) ou roman d'anticipation apparaissaient comme surannées ou maladroites et le genre ne voulait pas se restreindre aux œuvres décrivant les voitures volantes de l'an 2000 ou, de manière plus générale, à ce que serait la vie dans le futur. On a donc préféré leur substituer le terme scientifiction puis science-fiction.

Dans un premier temps, on peut au moins affirmer que l'un des termes de l'appellation est clair : il s'agira d'une œuvre de fiction.

En revanche, si on étudie quelque peu le catalogue d'une collection spécialisée, on s'apercevra que bon nombre des œuvres n'utilisent pas la science. Ce sont les extrapolations des techniques actuelles qui tiennent souvent lieu de réflexion sur le développement probable ou possible des sciences.

Sous ce libellé se trouvent de nombreux genres comme la « hard science » (science dure) comportant des fictions « prétextes » à de la vulgarisation scientifique ou à des conjectures adhérant de manière rigoureuse aux connaissances scientifiques actuelles, les uchronies (ce qui se serait passé si un élément du passé avait été différent), le cyberpunk, le space opera, le planet opera et même le policier/SF et bien d'autres encore.

Certains éditeurs rebaptisent même les œuvres de Fantasy, « Science Fantasy », moyen efficace pour n'avoir qu'une seule collection sobrement intitulée S.F.

Tout cela fait dire à Norman Spinrad : « La science fiction, c'est tout ce que les éditeurs publient sous ce nom. »

Le (seul ?) point commun entre ces œuvres est d'être spéculatives (il a d'ailleurs été proposé de traduire SF par spéculative fiction; le terme est référencé plus de 80 000 fois par Google) ou hypothétiques, basées sur des « et si » : et si les hommes colonisaient l'univers, et si des E.T arrivaient, et si on voyageait dans le temps, et si on avait assassiné son grand-père (Barjavel) ou Mahomet (Alfred Bester), ou si Hitler avait gagné la guerre (Philip K. Dick)...

D'une manière générale, on pourrait dire que la science-fiction met en scène un univers où ont lieu des faits impossibles en l'état actuel de la civilisation, des techniques ou de la science (et éventuellement impossibles tout court), qui correspondent à de nouvelles découvertes scientifiques, au fait que l'on se situe sur un autre monde, à de nouvelles inventions techniques ou bien à la survenue d'événements imaginaires (dans le cas des uchronies ou bien d'une rencontre avec des extraterrestres) — la science-fiction serait en quelque sorte de la « science fictive ».

Avec une telle définition, des œuvres comme le roman 1984 de George Orwell ou le film Brazil de Terry Gilliam ne seraient pas de la science fiction mais de la « politique fiction » ou de la « sociale fiction ». Si l'on rajoute que les « faits impossible » correspondent à un comportement différent de la nature (magie, pouvoirs naturels inhérents à certaines personnes comme les pouvoirs mentaux, existence d'animaux fabuleux et monstres), cette définition inclut les œuvres de fantastique, de la fantasy au fantastique contemporain en passant par l'épouvante et le gothique — à condition que l'on considère que les interventions relevant de la magie sont le fruit d'un état de nature autre que le nôtre mais toujours cohérent, ce qui n'est pas le cas de nombre de ces textes. Cette définition inclurait aussi les contes de fées et les mythes religieux, ce qui montre bien son imperfection.

La SF selon...

Historique

Des origines de la SF ...

De même que par un débat sans fin l'on tente de définir la science-fiction, ses « historiens » s'entredéchirent pour déterminer quand est exactement apparu le genre. Pour certains, cela commence très tôt avec les mythes et les religions. On pourrait même dire encore plus tôt puisque l'homme confronté à l'inconnu et à l'incertitude a toujours spéculé sur les causes et les devenirs : certains l'ont fait à la manière des scientifiques, d'autres de religieux et d'autres ont mis leurs interrogations sous forme d'œuvres de fiction. En revanche, dans la civilisation antique qui développe les débuts d'une connaissance de l'univers, le questionnement sur la connaissance n'est plus religieux dans les textes de Lucien de Samosate. Ses voyages extraordinaires auront une très longue postérité. De même, les merveilles, réelles ou imaginaires, de la technique antique (sous-marins, automates, substances rares telle que l'amiante) apparaissent dans la littérature médiévale (roman d'Alexandre, romans de chevalerie, exploits attribués au personnage de Virgile devenu un mage hors pair).

Cette littérature est donc riche d'une vieille histoire. Parmi les précurseurs plus récents, on notera en particulier : Francis Godwin (1562-1633) et son Man in the Moon de 1638, Johannes Kepler (1571-1630) et son Somnium qui anticipe la SF dure, Cyrano de Bergerac (1616-1655) et ses Histoire comique des États et Empires de la Lune et Histoire comique des États et Empires du Soleil (satiriques), Jonathan Swift en 1726 avec Les voyages de Gulliver, Voltaire en 1752 avec Micromégas relatant l'arrivée de géants provenant de Saturne et Sirius, Mary Shelley et son célèbre Frankenstein (écrit l'année de ses 21 ans), Edgar Allan Poe (1809-1849), Jules Verne (1828-1905) avec en 1865, De la Terre à la Lune ou en 1870, 20 000 lieues sous les mers, H.G. Wells (1866-1946), les frères Boex (1856-1940, 1859-1948) écrivant sous le pseudonyme J. H. Rosny et Edgar Rice Burroughs (1875-1950) et son héros John Carter dans le cycle de Mars.

... au « SF-boom » ...

On peut dire que si la SF a vu le jour en Europe et s'est particulièrement développée en France puis en Angleterre comme courant littéraire, ce sont les années 1920-1950 aux États-Unis qui marqueront le premier âge d'or de la SF.

En effet, c'est à ce moment que se multiplient les revues spécialisées de science-fiction qui suivent la tradition des pulps (revues populaires de faible qualité et très peu chères). Citons Weird Tales, née en 1923 ; Amazing Stories, née en 1926 ; Wonder stories, née en 1929 ; Astounding stories, née en 1930 comme les premières à faire leur apparition. Aux seuls États-Unis, plus de 30 titres de revues existeront simultanément.

Ce support de parution a fortement marqué la littérature. Le format et la périodicité ont fait que beaucoup de nouvelles et de courts romans (« novellas ») ont été écrits. Les œuvres longues n'étaient que le fait des auteurs les plus célèbres et passaient par épisode, ce qui n'était pas sans conséquence sur le texte puisque les auteurs devaient s'y adapter.

L'édition sous forme de livres des textes de SF est plus tardive. Elle précède de peu la disparition de nombreuses revues.

De cette période ont émergé beaucoup des principaux écrivains de la SF comme Howard Phillips Lovecraft, Isaac Asimov, Raymond Bradbury, Arthur C. Clarke, Frederik Pohl, Robert Heinlein, Alfred Bester, etc.

Cette période est aussi marquée par la naissance du cinéma en 1895, et les films se tourneront très tôt vers la science fiction et le fantastique, avec Le voyage dans la Lune de Georges Méliès (1902) et les films de l'expressionnisme allemand, comme le Nosferatu (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens ) de F.W. Murnau (1922) et Metropolis de Fritz Lang (1927). Parmi les films majeurs de cette période, on peut citer Frankenstein (James Whales, 1931), King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, 1933) qui étonna par ses effets spéciaux, Le jour où la Terre s'arrêta (The Day the Earth Stood Still, Robert Wise, 1951 — il réalisa également La maison du diable et Star Trek I) et Planète Interdite (Forbidden Planet, Fred M. Wilcox, 1956). Mais il ne faut pas oublier une production plus populaire mais aussi emblématique, caractérisée (avant l'ère de la télévision) par des films épisodiques dont les héros s'appelaient Flash Gordon (1936, 13 épisodes) ou Buck Rogers (1939, 12 épisodes).

La bande dessinée ne fut pas en reste, avec l'explosion des comics comme Buck Rogers et Flash Gordon ou bien ceux consacrés aux super-héros (Superman, Batman, Wonder Woman de la DC Comics, ou bien Spiderman, les Quatre Fantastiques, les X-men de la Marvel).

... à aujourd'hui.

Depuis lors, la SF est un genre riche et diversifié. Elle mêle des œuvres de grande qualité (et a gagné ses lettres de noblesse littéraires avec des auteurs comme Ray Bradbury) à de la « littérature de gare ».

Les sous-genres, évoqués au début du texte, se sont aussi multipliés et de nouveaux continuent d'apparaître.

Elle a aussi étendu son essor géographiquement, bien au-delà des États-Unis. On a vu, par exemple, une « nouvelle vague » de science fiction française dans les années 1970 (avec, entre autres, Pierre Pelot (ou sous son pseudonyme Pierre Suragne), Jean-Pierre Andrevon, Philippe Goy ou encore Dominique Douay) mais aussi de nombreux auteurs de talent dans les pays de l'Est (malheureusement rarement traduits en français) avec à leur tête le Polonais Stanislas Lem et les frères russes Arcadi et Boris Strougatski.

Aujourd'hui, la SF est toujours bien présente. Elle a gagné plusieurs lectorats, s'est popularisée avec le cinéma et nombre de ses thèmes sont ancrés dans l'esprit de chacun. La science fiction est un des genres majeurs du cinéma, soit sous la forme d'adaptation d'œuvres littéraires, soit sous la forme de créations originales. Parmi les films majeurs qui imposèrent un grand nombre de standards, on peut retenir 2001, l'odyssée de l'espace (2001: A Space Odyssey, Stanley Kubrick, 1968), La Guerre des étoiles (Star Wars IV: A New Hope, George Lucas, 1977), Alien - Le huitième passager (1977) et Blade Runner (1982) de Ridley Scott, ainsi que la série télévisée Star Trek. L'idée que l'on a du film de SF est souvent associé à une débauche d'effets spéciaux, mais il existe des films dits de "science-fiction minimaliste", qui mettent en scène le fantastique sans aucun effet spécial, uniquement en jouant avec le cadrage, la mise en scène le jeu d'acteurs et la musique ; citons par exemple Stalker d'Andrei Tarkovsky (1979), Le Trésor des îles Chiennes de François-Jacques Ossang (1990) ou encore Bienvenue à Gattaca d'Andrew Niccol (Gattaca, 1997).

Concernant le cinéma d'animation, les Japonais occupent une place prépondérante tant au cinéma qu'à la télévision (on parle danime ou de manga eiga pour désigner ces réalisations), avec notamment des réalisateurs comme Hayao Miyazaki, Katsuhiro Otomo et Mamoru Oshii. Mais des réalisations françaises telles que Le Secret de Sélénites ou Les Fabuleuses Aventures du legendaire Baron de Munchausen de Jean Image, ou bien états-uniennes telle que Métal Hurlant, font partie intégrante du developement de la science fiction dans le cinéma d'animation.

En bande dessinée, la science-fiction est l'occasion de développer des univers esthétiques fabuleux. Parmi les grands créateurs du genre, on compte beaucoup de dessinateurs et scénaristes français ou travaillant en France, notamment ceux gravitant autour du journal Métal Hurlant ; citons par exemple Enki Bilal, Caza, Philippe Druillet, Alejandro Jodorowsky, Olivier Ledroit, Moebius et Olivier Vatine. Aux États-Unis, on peut citer Richard Corben, Simon Bisley, Frank Miller, Pat Mills et Alan Moore. Les manga (bandes dessinées japonaises) exploitent également énormément les thèmes de science fiction et de fantastique, citons par exemple Go Nagai, Katsuhiro Otomo et Masamune Shirow.

On a, depuis des années, affaire à une SF qui a mûri et pose le plus souvent des réflexions sur des problèmes de société immédiats (écologie, sociologie, rôle des médias, rapport au pouvoir, aux nouvelles technologies, à l'histoire). Elle est ancrée dans son temps et ses problématiques, tout en restant œuvre d'évasion.

Thèmes et genres de la SF

Voir article détaillé

Rapports entre la science et la science-fiction

Si le monde imaginaire de la science-fiction et les réalités scientifiques sont parfois à cent lieues l'une de l'autre, ces deux univers peuvent aussi s'enrichir l'un l'autre.

Ainsi, la science-fiction joue-t-elle pour la science un rôle de prospective, voire de défouloir. Le scientifique, depuis Galilée, n'est pas porté à s'intéresser aux conséquences de ses découvertes. Il offre à l'humanité un outil ; à ceux qui s'en serviront de le faire avec sagesse. Cependant, depuis que la deuxième guerre mondiale a montré de manière terrifiante les conséquences d'une mauvaise utilisation des progrès scientifiques (bombe nucléaire, extermination industrielle, etc.), la question éthique se pose de plus en plus. La science-fiction, en extrapolant les conséquences possibles de découvertes scientifiques, permet ainsi d'éclairer la conscience de l'humanité.

Un exemple : l'Ascenseur spatial, imaginé par des scientifiques dans les années 50, et immédiatement repris dans un roman d'Arthur C. Clarke.

Liens externes