Socrate
Socrate (en grec Σωκράτης) était un philosophe de la Grèce antique.
| Table of contents |
|
2 Dialogues autour de la condamnation de Socrate 3 Bibliographie 4 Socratiques 5 Liens externes |
Vie de Socrate
Il naquit en 469 avant J.C près d'Athènes, d'un père (Sophronisque) sculpteur et d'une mère sage-femme. Nous ne savons presque rien de la jeunesse de Socrate : il reçu sans doute une éducation classique : gymnastique, musique (il compose sur des fables alors qu'il est en prison). Il s'intéressa d'abord à la philosophie de la nature, mais fut déçu par les explications purement causales d'Anaxagore. Il semble aussi s'être particulièrement intéressé à l'art de distinguer le sens des mots enseigné par Prodicos, bien qu'il s'y réfère quelquefois avec ironie. Il eut de nombreux disciples : Xénophon, Platon et Alcibiade, son préféré, qu'il sauva à Potidée, la seule fois où il quitta Athènes.
Socrate était physiquement très laid : il ressemblait à un satyre (cf. Le Banquet). Un tel visage était moralement scandaleux, car la laideur était considérée par les physionomistes de l'époque comme l'indice de l'intempérence et du vice.
Il eut Xanthippe pour épouse, qui passe pour une femme particulièrement difficile et dont il eut trois fils. Vivant pauvre, n'exerçant aucun métier, il parcourait les rues d'Athènes, (vêtu plus que simplement et sans chaussures) dialoguant avec tous, en cherchant à les rendre plus sages par la connaissance de leur ignorance. « Je sais que je ne sais rien ». Il prétend avoir reçu pour mission d'éduquer ses contemporains : il enseigne, ou plus exactement questionne, gratuitement -contrairement aux sophistes. Cette mission le fait à ses yeux le seul citoyen véritable, i.e. le seul qui s'interroge sérieusement sur la vie politique. Il s'oppose en cela au caractère démagogique de la démocratie athénienne.
Les aristocrates ont pu voir en lui un esprit de nouveauté pervertissant les valeurs morales traditionelles et donc un danger pour l'ordre social. En 399, Socrate est accusé par Anytos et deux complices pour les crimes de ne pas reconnaître les dieux de la cité et d'introduire des divinités nouvelles. Il est aussi accusé de corrompre la jeunesse. Il fut condamné à boire la ciguë, déclaré coupable par 281 voix contre 278, jugement contre lequel il ne se révolta pas, fidèle à ses principes sur le respect des lois de la Cité.
Les jours qui précède sa mort, Socrate les passe à dialoguer avec ses amis. Le dernier jour nous est raconté par Platon (cf.Phédon) : il s'agit d'un dialogue sur l'immortalité de l'âme, dont la morale est que le sage doit espérer en un séjour divin après la mort.
Dialogues autour de la condamnation de Socrate
Bibliographie
Socratiques
Liens externes
Ne pas confondre avec Socrate de Constantinople, historien de l'Église du Ve siècle.
| Les principaux philosophes occidentaux |
|---|
| Socrate | Platon | Aristote | Plotin | Thomas d'Aquin | Hobbes | Descartes | Spinoza | Leibniz | Locke | Berkeley | Hume | Rousseau | Kant | Hegel | Schopenhauer | Marx | Kierkegaard | Nietzsche | Husserl | Russell | Heidegger | Wittgenstein | Sartre |
