The Tension artérielle reference article from the French Wikipedia on 27-Jul-2004
(provided by Fixed Reference: snapshots of Wikipedia from wikipedia.org)

Tension artérielle

Why not sponsor a child for Christmas in 2008?

Table of contents
1 Définition
2 Variations physiologiques
3 Mesure
4 Pathologie
5 Voir aussi

Définition

La tension artérielle, appelé aussi pression artérielle en médecine, est la pression sanguine dans les artères. Elle doit être mesurée en millimètres de mercure (mmHg) ou en pascal. L'usage fait qu'elle est souvent mesurée en centimètres de mercure (voir les articles et « pression »).

Elle est exprimée par 2 mesures :

Si on énonce la tension sous la forme d'un seul chiffre, sans unité, par exemple « 12 de tension » ; il s'agit alors de la pression systolique (maximale) en centimètre de mercure.

Variations physiologiques

La pression artérielle est le résultat d'interactions complexes entre différents systèmes. Pour simplifier, on peut comparer la mécaniques des fluides avec le circuit électrique et la loi d'Ohm : U= R*I :

Les mécanismes de régulation sont de type : Cela explique la grande variabilité des chiffres tensionnels d'une minute à l'autre chez le même individu : en gros, l'effort et le stress font augmenter la pression artérielle. Le repos la fait diminuer.

La prise de tension est donc sujette à de nombreux artefact, elle doit donc être idéalement prise en position allongée, le patient étant au repos ; il ne faut pas négliger « l'effet blouse blanche » (la tension du patient augmente du fait de la nervosité induite par la mesure).


Mesure

Elle est faite classiquement par un brassard gonflable circulaire relié à un manomètre, appelé tensiomètre ou sphygmomanomètre. Il est mis au niveau du bras. Un stéthoscope est disposé au niveau du pli du coude à l'écoute de l'artère humérale. En gonflant le brassard à une pression supérieure à la pression maximale, l'artère du bras est alors occluse. On dégonfle alors celui ci très progressivement et lorsque la pression de gonflage équivaut à la pression systolique (ou maximale), l'artère s'ouvre par intermittence ce qui se manifeste par l'apparition d'un bruit de battement dans le stéthoscope. Des pulsations importantes sont également perceptibles par le patient et par l'examinateur. Lorsque la pression du brassard devient inférieure à la pression minimale (diastolique), l'artère est alors ouverte en permanence : le flux de turbulent devient laminaire et les bruits auscultatoires disparaissent.

L'association tensiomètre manuel et stéthoscope est de plus en plus souvent remplacé par des appareils automatiques (tensiomètres électroniques) avec un brassard gonflé par un moteur et détection soit des bruits par un micro (méthode auscultatoire), soit des variations d'amplitude de l'onde de pouls (méthode oscillométrique). Ces appareils permettent des mesures répétées et la surveillance presque en temps réel de la pression sanguine.

On peut également mesurer la pression artérielle par les mêmes techniques mais cette fois ci au poignet et même au doigt. Cela ne constitue pas cependant la méthode de référence.

Lorsqu'on couple un tensiomètre électronique à une batterie et à une mémoire, on peut prendre alors la pression artérielle de manière répétée durant 24 h : c'est le MAPA (= monitoring ambulatoire de la pression artérielle faussement appelé aussi Holter tensionnel).

Dans quelques rares cas, on peut prendre directement la pression artérielle en introduisant dans l'artère une petite sonde remplie de liquide et reliée à un capteur de pression.

Dans l'urgence, la baisse de la tension artérielle systolique peut être estimée par la prise du simple pouls, celle-ci entraînant la disparition d'un pouls distal ; chez un adulte :

On peut aussi estimer la tension systolique avec le « remplissage capillaire » : on exerce une pression sur un ongle, celui-ci pâlit, et on regarde la vitesse à laquelle il se recolore :

Pathologie

Voir aussi