Traite des noirs
La traite des noirs est le nom donné habituellement au trafic d'esclaves à grande échelle que subit, du XVe-XVIe au XIXe siècle, l'Afrique noire occidentale.Il est aussi connu sous le nom de commerce triangulaire pour son caractère relationnel Europe-Afrique-Amérique. Ce commerce était destiné aux Amériques afin de faire travailler ces hommes dans les plantations qu'avaient établi les Européens.
Ces Noirs devaient remplacer la main d'œuvre indienne décimée par les massacres, les nouvelles maladies apportées par les Européens et par le travail dans les mines auquel ils ne survivaient pas. Les survivants amérindiens étaient en outre protégés par l'Église, qui interdisait de les astreindre au travail forcé.
Le schéma typique de ce commerce inhumain est le suivant : Des mercenaires attaquent des villages peu ou mal défendus et les revendent à des intermédiaires (arabes) ou directement (aux blancs), qui s'engagent ensuite sur l'Océan à bords d'immenses navires négriers.
Il faut aussi citer les odieux chantages, comme celui dont fut victime le roi Affonso 1er (Nzinga a Mvemba) de la part des mercenaires/missionnaires portugais (ils lui « proposaient » d'accepter le commerce des esclaves ou bien de voir exécutés une grande partie des enfants de la capitale - Mbanza Kongo - pris en ôtage par ces mercenaires).
D'autres méthodes consistaient aussi à enfermer des personnes dans un engrenage infernal, par exemple, à faire prisonniers des chefs de guerre et à leur proposer, en échange de leur liberté, de capturer quatre personnes en vue de les asservir (cf. Cada Mosto 1453).
Un auteur (Madame Crété) avoue : « Pour se défendre ou reconquérir leur liberté, les peuples assujettis ou en voie de l'être, devaient acquérir des fusils et de la poudre. L'Afrique de l'Ouest fut entraînée dans une course aux armements qui aboutit à un accroissement du trafic des esclaves. Les Africains étaient pris dans un engrenage infernal : pour obtenir des fusils, il fallait des esclaves ; pour se procurer des esclaves, il fallait des fusils. Au XVIII siècle, les guerres tribales mirent la région à feu et à sang ») pour plus de détails sur les diverse stratégies :
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- http://africamaat.com/article.php3?id_article=179
Ce trafic était très fructueux : le bénéfice du négrier était de 80 000%. Dans des ville portuaires comme Bordeaux, Nantes, la Rochelle, Londres, Lisbonne ou Copenhague, la vente de Bois d'Ebène à permis la constitution d'une grande bourgeoisie très fortunée.
La traite des noirs a vidé l'Afrique d'une grande partie de son potentiel humain, on pense que plusieurs centaines de millions d'Africains ont été ainsi déportés, principalement des hommes jeunes et bien portants.
Le continent africain a été victime d'une autre traite, moins connue mais toute aussi importante, menée par les Arabes de 652 à 832. On estime à douze à dix-huit millions le nombre d'Africains déplacés pendant cette période. Ce trafic se situait sur les bords de la Mer Rouge et continue encore aujourd'hui (exemple du Soudan). Les Mille et une nuits illustrent à leurs manières ce genre de vie. Cette traite revêt un caractère atroce pire encore que le commerce triangulaire qui l'a suivi : les esclaves sont soumis à des traitements brutaux et sont assez souvent châtrés pour éviter qu'il ne fasse souche. Étant donné le prix peu élevé à laquelle la main-d'œuvre est vendue, il est facile pour les Arabes de se réapprovisionner sur les côtes d'Afrique Orientale, notamment à Zanzibar. Elle à pris fin suite à la révolte des Zendj (noirs) qui a ébranlé l'Empire abbasside. Celui-ci, affaibli, devait s'écrouler sous les coup des Mongols.