Virus du Nil occidental
Le virus du Nil occidental (en anglais : West Nile Virus) est un flavovirus proche du virus de l'encéphalite japonaise. Son nom vient du district de West Nile en Ouganda où il a été isolé pour la première fois en 1937 chez une femme souffrant d'une forte fièvre. Il a ensuite été détecté chez des hommes, des oiseaux et des moustiques en Égypte dans les années 1950, et a depuis été retrouvé chez l'homme ou l'animal dans divers pays.
Des cas humains de fièvre, liés au Virus du Nil occidental, ont été rapportés en Afrique, au Moyen-Orient, en Inde, en Europe, et plus récemment sur le continent américain, où une première épidémie s'est déclarée dans la ville de New York en 1999.
| Table of contents |
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2 Mode de transmission 3 Symptômes chez l'homme 4 Dépistage et traitement 5 Zones à risque 6 Prévention 7 Voir aussi |
| 2001 | Canada | 10 cas | |
| 2002 | États-Unis | 4156 cas | 284 décès |
| 2003 | Canada | 1000 cas | 7 décès |
| 2003 | États-Unis | 9175 cas | 230 décès |
| Août 2003 | France (Var) | 7 cas | |
Les moustiques sont les principaux vecteurs du Virus du Nil occidental, et tous les facteurs favorisant la pullulation des moustiques (pluies abondantes, irrigation, températures plus élevées que la normale ...) sont susceptibles d'augmenter l'incidence de la fièvre liée à ce virus dans les secteurs géographiques où il circule.
Les principaux hôtes sont les oiseaux, qu'ils soient sauvages ou domestiques (canards, pigeons ...), car ils jouent un rôle crucial dans la dissémination de ce virus. Les oiseaux migrateurs permettent notamment le passage du virus de l'Afrique aux zones tempérés d'Europe et d'Asie au printemps. Une fois arrivés, les moustiques locaux s'infectent lorsqu'ils piquent ces oiseaux pour leur repas de sang, disséminant sur d'autres oiseaux sains le virus et perpétuant le cycle moustiques/oiseaux essentiel à la circulation du virus.
Les mammifères (bétail, chiens, chats, chevaux, humains ...), quant à eux sont considérés comme des hôtes accidentels du virus.
L'infection par le virus du Nil occidental, se caractérise par la survenue brutal d'une fièvre importante après 3 à 6 jours d'incubation, accompagnée de maux de tête et de dos, de douleurs musculaires, d'une toux, d'un gonflement des ganglions du cou, et souvent d'une éruption cutanée, de nausées, de douleurs abdominales, de diarrhées et de symptômes respiratoires. Dans moins de 15% des cas, des complications peuvent survenir telles que méningites, encéphalites, hépatites, pancréatites ou myocardites.
Généralement le malade récupère spontanément, parfois avec des séquelles, mais la maladie peut s'avérer mortelle, chez les personnes âgées ou immuno-déprimées dans 3 à 15 % des cas.
Il existe un test de dépistage, mais il n'existe pas de traitement spécifique, ni de vaccin contre le virus du Nil occidental. Les traitements proposés visent uniquement à atténuer les symptômes de la maladie.
Dans les zones tempérées, les cas d'encéphalites dus à ce virus se produisent généralement en fin d'été ou au début de l'automne. Dans les autres régions plus chaudes, le virus est susceptible d'être transmis tout au long de l'année.
Dans le sud de la France, la première endémie humaine décrite a eu lieu en 1962 avec 50 cas d'encéphalites dont 10 cas sévères, et entre 1975 et 1980, de nouveaux cas humains ont été identifiés en Camargue et en Corse.
Au niveau individuel, les moyens de prévention traditionnels contre les moustiques sont efficaces : moustiquaire, insecticide, crème anti-moustique. Le port de vêtements couvrants protège également.
Il est recommandé d'éviter tout contact à mains nues avec des animaux morts.
Les campagnes de désinctisation par voie aérienne est le seul moyen d'éliminer les moustiques et les larves sur de grandes surfaces dans les étangs et les marais.
En 2003, une recherche faite aux États-Unis, sur les dons de 6,2 millions de donneurs de sang a permis de trouver 1 000 donneurs positifs et 2 cas probables de transmission d'encéphalite, liée à ce virus, par transfusion sanguine.Mode de transmission
Symptômes chez l'homme
Dépistage et traitement
Zones à risque
Prévention